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Cup Coronation, une vraie histoire de famille

Trot Feature - JK Endofanera

LORSQU’ILS ÉTAIENT, enfants, Ronald, Steven et Alan Katz ont fait plusieurs voyages dans le véhicule familial de leur domicile de New York City pour des vacances au Kutsher’s Resort dans les montagnes Catskill, plus des déplacements hebdomadaires au Monticello Raceway. Environ 50 ans plus tard, les trois frères sont réunis une autre fois dans une voiture pour se rendre à un hippodrome, mais cette fois, le voyage est d’une durée de plus de huit heures.

By Debbie Little

« J’ai un frère qui a peur de l’avion, alors nous l’avons accommodé en faisant le trajet en voiture, » de dire Alan Katz. Les hommes, connus collectivement comme les 3 Brothers Stable, étaient en route vers le Canada pour assister à leur première participation à la North America Cup avec un cheval de leur élevage nommé d’après leur père et le vétérinaire qui l’avait délivré.

« Mon père, Jack, a été victime d’une crise cardiaque massive en 1997, et ma mère qui était en santé à ce moment-là, dit qu’elle voulait nommer tous les chevaux JK. Ce faisant,

il devenait plus facile de donner un nom aux chevaux puisque personne ne met JK devant leurs chevaux, alors vous avez donc accès à tous les noms que vous voulez, » dit Alan Katz.

JK Endofanera, issu de Art Major et Presidential Lady, est né aux Heritage Hill Farms au New Jersey assisté du Dr Stephen Dey II, qui est décédé peu de temps après la naissance du poulain.

« Les gens de Heritage Hill m’ont dit que le Dr Dey ne se sentait pas bien et ils lui ont dit

‘Allez à l’hôpital’. Mais avant, il s’est assuré que le poulain allait bien et c’est pourquoi nous avons appelé le cheval ‘end of an era’ (la fin d’une ère) à cause de cela, » dit Katz.

Durant leur longue excursion, les frères Katz furent contactés par des membres de la presse qui voulaient avoir une entrevue et prendre des photos avant la course. Ils ont décidé de gentiment décliner l’invitation jusqu’après la course car à chaque fois qu’ils avaient fait cela auparavant, ils avaient perdu.

Ils se sont rappelés une situation particulière où ils avaient accordé une entrevue avant une course importante; le cheval avait développé des coliques pour ne jamais plus courir par la suite. Ils ne croient pas réellement que l’entrevue ait été la cause des coliques, mais ils préfèrent ne plus prendre de risques.

Avant de partir pour le Canada, Alan Katz a parlé à leur entraîneur, Ron Burke, pour savoir comment allait le poulain. « J’ai parlé à Ronnie Burke avant de partir pour savoir ‘s’il y avait une seule raison pour laquelle je n’y aille pas?’ J’ai été très clair en lui disant que je ne voulais pas faire un voyage aller-retour de 16 heures, huit heures à l’aller et huit heures au retour, pour apprendre à notre arrivée, que le cheval n’avait pas connu une bonne semaine, » dit-il.

Burke l’a assuré que le cheval s’était bien entraîné et bien que Katz serait heureux que de n’encaisser un chèque, Burke s’attendait à plus. « Ronnie Burke et son frère Mickey, avaient fait tout un lot de changements. Honnêtement, je ne m’implique pas dans cet aspect et ils étaient très optimistes quant au fait que le cheval allait offrir une bonne performance, » dit Katz.

À leur arrivée à Mohawk, les frères Katz ont été impressionnés par l’ampleur de la foule. Ils se sont rendus au paddock et ont parlé avec Mickey Burke, son frère Ron n’étant pas là.

« Je lui ai dit à peu près ceci, ‘si le cheval gagne un beau chèque, nous en serons très heureux’, et Mickey de répondre que lui ne le serait pas. Ils semblaient très optimistes et Brian Sears aussi. Mis à part la dernière semaine, il avait grande confiance au cheval. Et puis quand Brian entendit qu’ils avaient fait plusieurs changements et qu’ils lui avaient fait passer une bronchoscopie, ce qui l’avait rendu quelque peu malade et qu’il s’en était remis, Brian se dit qu’il allait très bien faire aussi, » de dire Alan Katz.

Pour les frères Katz qui voyagent rarement aussi loin, la fin de semaine fut parfaite. Ils ont vu les Chutes Niagara et la victoire inattendue en fut la couronnement.

« J’ai appelé Ron Burke après la course soit aux environs de 23 h et il a dit ‘tu vois, c’est une bonne chose que vous soyez venus’, dit Alan Katz. « Je ne sais pas quand Ronnie va le présenter en course la prochaine fois. C’est sa décision. Je ne me mêle pas de cela. »

JK Endofanera est inscrit dans toutes les courses d’importance, excepté celles disputées sur une piste d’un demi mille.

« À sa naissance, il était réellement un gros poulain et nous avons vraiment pris notre temps avec lui à 2 ans. Il a manqué presqu’un mois d’entraînement en juin ou juillet dernier en raison d’une inflammation à l’avant de l’os du cannon, ce qui fait que nous ne l’avons pas qualifié avant septembre en tant que 2 ans. Puis nous avons remis le cheval à Ronnie Burke pour qu’il soit emmené en Indiana. Il est arrivé tard mais il allait de mieux en mieux et il gagnait tout le temps prenant confiance, et à la fin de l’année – heureusement plusieurs des bons chevaux s’étant arrêtés après la Breeders crown – il a gagné la Governors Cup puis nous l’avons retiré, » dit Alan Katz.

« Nous l’avons ramené à 3 ans dans l’intention de le faire participer aux courses stakes sur piste d’un demi mille à cause de sa taille, » ajoute-t-il. Les frères Katz ne sont pas contre les pistes d’un demi mille, ils ont connu beaucoup de succès à Yonkers, mais ils disent que leurs entraîneurs savent qu’ils ne sont pas intéressés à courir dans la Little Brown Jug ou la Jugette. »

« Je n’aime pas courir dans deux épreuves. Je sais que quand nous possédions Maltese Artist, nous l’avions fait courser dans la Jug; il a fini troisième ou quatrième à la finale et c’était un cheval fatigué après cela. Et puis si vous ne gagnez pas la seconde, il faut passer à la troisième épreuve, » dit Alan Katz.

« J’ai entendu dire que John Campbell essaie d’augmenter la bourse de la Jug dans le but d’attirer plus de monde. Peut-être irons-nous dans un certain avenir, mais pour le moment nous n’y avons aucun intérêt, » ajoute-t-il. Ce dans quoi les frères Katz sont intéressés, c’est une pouliche de 2 ans du nom de JK Shesalady, sœur propre de JK Endofanera.

Nancy Johansson, la fille de Jimmy Takter, a environ quatre de nos bébés et JK Shesalady vient de se qualifier, le jour du NA Cup Day. Elle a fini troisième et amblé sa dernière demie en :55 4/5 et Nancy était heureuse comme tout d’elle. Nous espérons donc qu’elle fera bien aussi, » de dire Alan Katz.

JK Shesalady est la dernière pouliche issue de Presidential Lady.

« Quand nous avons commencé à accoupler Presidential Lady, c’était avec la lignée Western Hanover. Pas de chance. Quand nous nous sommes tournés vers la lignée Art Major, ça commencé à cliquer. Puis, Presidential Lady avançait en âge, » dit Alan Katz.

Katz mentionne que l’amour des chevaux leur a été inculqué à lui et ses frères, dès leur plus jeune âge par leur mère.

« Mon père n’était pas plus intéressé que cela aux chevaux. Ma mère les aimait. Mon père s’est joint à la parade, comme le bon mari qu’il était. Il aimait deux choses, jouer au poker et aller travailler. Alors ma mère s’est impliquée davantage dans les chevaux. Nous avions l’habitude d’aller sur les pistes ensemble. Roosevelt et Yonkers. C’est alors que ma mère a dit ‘achetons un cheval’, puisque c’était une chose que la famille entière aimait. C’était très excitant à ce moment-là, puis nous avons eu des poulinières car certains des chevaux que nous avions achetés n’allaient pas très bien; puis nous avons commencé l’accouplement de certains d’entre eux; c’est ainsi que tout a débuté. C’était dispendieux à acheter, alors nous avons essayé l’accouplement. Mais ce n’est pas facile d’élever, » de dire Katz.

« Je n’oublierai jamais cette histoire. Il y a environ 25 ans, Phil Tully a appelé mon père et lui dit ‘Jack, nous tentons de faire la promotion des courses sous harnais’, et Phil Tully était un très bon vendeur; alors il dit à mon père qu’il était en train de produire une vidéo et voulait savoir de quelle façon intéresser plus de propriétaires à s’impliquer. Comment trouvons-nous les propriétaires? Alors ‘pop’ lui dit, ‘Phil, ce que je dirais à un propriétaire c’est qu’il est mieux d’avoir une bonne position hebdomadaire parce que s’il veut joindre l’industrie dans le but de faire de l’argent, sortez-en immédiatement’. » Phil a ri, comprenant bien le point de mon père. C’est une industrie difficile. Qui en profite? Les entraîneurs et conducteurs. C’est pour eux à la base. Combien de propriétaires font de l’argent? 3 %, si autant%. Il vous faut un très bon cheval, » ajoute-t-il.

Il reste à démontrer si JK Endofanera est ce grand cheval, mais les frères Katz ont connu beaucoup de succès dans le passé. Maltese Artist, dont nous avons parlé précédemment, l’entraîné Per Eriksson, Giant Force qui a gagné l’International Trot, ainsi que plusieurs chevaux JK. Mais celle qui s’est le plus démarquée est une jument du nom de L’Chaim.

« La seule chose qui a fait le bonheur de ma mère durant les cinq derniers mois de sa vie fut un cheval appelé L’Chaim. Durant les deux minutes que cette jument courait, elle en oubliait sa douleur. C’est une jument que nous n’avons jamais vendue. Elle a quelque chose comme 20 ans et peut-être plus maintenant et présentement elle est plutôt un animal de compagnie, » dit Alan Katz. Sa mère, Pearl, est décédée du cancer en 1999, Elle fut suivie six mois plus tard, en 2000, par son père Jack. Katz dit que son père est décédé d’un cœur brisé. « Après 51 ans de mariage, il ne pouvait pas vivre sans elle. »

Les frères Katz ont poursuivi l’entreprise après le décès de leurs parents parce c’est ce dans quoi ils ont grandi et qu’ils savent de ce qui a fait le bonheur de leur famille, particulièrement leur mère, « Ma mère n’avait pas de petits-enfants, alors elle a adopté plusieurs chevaux. Elle avait toujours des photos de ses bébés sur elle. Je me souviens qu’un bébé est mort, l’un des premiers que nous ayons eus, et elle pleurait comme s’il avait été une personne. Elle avait l’habitude d’aller leur porter des carottes. Elle achetait des poches de carottes, enlevait les feuilles afin que les chevaux ne mangent que la bonne partie des carottes. »

Pour les frères Katz, les courses de chevaux sont plus qu’un hobby. C’est un lien qui a réuni une famille, de même que contribué à conserver à jamais, leurs souvenirs bien vivants.


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