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Trop têtu pour partir

Trot Feature: Mark MacDonald

Les meilleurs peuvent vaincre l’adversité.

Par Keith McCalmont // Traduction Louise Rioux

Prenez en considération le poulain trotteur de deux ans, King Of The North, vulnérable en septième position à la pole du trois-quarts de mille, et favori du pari-mutuel Peter Haughton Memorial du 7 août à Meadowlands.

Robertsin, le deuxième choix piloté par George Brennan, a laissé Global Pandemic passer comme une roche dans un quart-de-mille d’ouverture en :26.3 avant de prendre la commande d’un lent demi-mille en :56, avec Fast As The Wind et Dexter Dunn à l’extérieur en cinquième position, allant nulle part et attendant une couverture.

Brennan courut facilement trois-quarts de mille en 1:25.2 mais le conducteur, gagnant à deux reprises d’un O’Brien Award – Mark MacDonald, est resté patient avec King Of The North, couvrant une large partie de la piste afin de se placer à l’abri d’une circulation à trois, avant de demander au poulain de faire de son mieux.

« Je fus quelque peu inquiété lorsque George Brennan connut une mauvaise première demie, » dit MacDonald. « Arrivant dans la ligne droite arrière, j’étais assez loin d’un stupide premier quart. J’espérais seulement qu’ils continueraient d’aller de l’avant mais ils ne l’ont pas fait et ils commencèrent à s’engorger, et me voici maintenant en troisième position plutôt qu’en deuxième.

« À partir de la pole de la demie jusqu’aux trois quarts, j’étais inquiet, mais je savais qu’il était capable d’une étonnante remontée, » continua MacDonald. « Il possède un grand coup de pied tardif et c’est un combattant. »

Schnittker Ward, Arden Homestead Staple, Nolamaura Racing, et King Of The North de Steve Arnold, élevé par Steve Jones et l’entraîneur Ray Schnittker, se sont déplacés avec l’intention de déplacer sur le parcours, les rivaux un par un avec Scott Zeron et Classic Hill tissant leur route avec prétention.

« Il a fait quelque peu osciller la vitesse en arrivant dans le tournant. Il essayait de trotter comme en 26 secondes, » dit MacDonald.

Mais MacDonald a fait appel à son expérience et a redressé le poulain pour obtenir une victoire par une demi-longueur sur Classic Hill.

« Il veut gagner. Il aime prendre des risques », a déclaré MacDonald. « On ne peut pas leur apprendre cela. Il avait l’excuse pour perdre cette course et il l’a quand même gagnée. C’est un cheval complet et c’est un plaisir de le conduire. Un cheval comme lui vous donne une raison de sortir du lit. »

Et pour MacDonald, un homme qui a surmonté deux blessures qui auraient pu mettre fin à sa carrière, sortir du lit n’a pas toujours été facile.

Mark MacDonald, 42 ans, originaire de Charlottetown (Î.-P.-É.), a fait preuve à plusieurs reprises de la persévérance nécessaire pour réussir à l’échelon supérieur des courses attelées.

Il a remporté sa première course comme entraîneur à l’âge de 16 ans, en 1995, aux guides de Dusty Lane Time en 2:08.4 à Charlottetown, puis il a déjoué les pronostics en se rendant en Ontario pour lancer une modeste écurie au Windsor Raceway. MacDonald a ensuite fait la transition vers une carrière de conducteur de prise, remportant des titres à Windsor en 2000 et 2002 et à Western Fair en 2003.

En 2005, MacDonald a remporté un record de 695 courses, soit un record canadien, et empoché 8,6 M de dollars en bourses, ce qui lui a valu le prix O’Brien du meilleur conducteur au pays. Une année plus tard, il a porté son total à 745 victoires et à 11,4 M de dollars en bourses, et ajouta un deuxième prix O’Brien à son flambeau.

. Et avec le succès, les chevaux qu’il conduisait prirent de l’envergure. En 2006, il a remporté le Little Brown Jug avec Mr Feelgood de Jimmy Takter, puis en 2009, MacDonald s’est associé à Sportswriter entraîné par Casie Coleman et a établi un record mondial en 1:49.2s dans la finale Metro d’un million de dollars à Mohawk, au cours d’une saison qui allait voir le poulain ambleur remporter les honneurs Dan Patch et O’Brien.

MacDonald a de nouveau atteint le sommet du succès au Canada en 2010 en conduisant Sportswriter vers la victoire dans la North America Cup, dotée d’une bourse de 1,5 million de dollars.

Il était au sommet depuis plusieurs années à ce moment-là, mais tout s’est effondré le 26 mai 2011 à Mohawk lorsque le bien nommé If I Didn’t Care, aux soins de Jody Jamieson, a trébuché et est tombé sur la piste.

MacDonald et Dancers Cam se dirigeaient vers Jamieson avec une décision d’une fraction de seconde qui allait déterminer leur sort.

« Jody et moi sommes de bons amis, mais peu importe qui se trouvait sur la piste, c’est difficile d’écraser un autre être humain », dit MacDonald. Son cheval était par terre, soit je devais passer par-dessus lui ou… »

MacDonald s’est éloigné de Jamieson et a heurté le cheval qui était tombé, se catapultant du cart à toute vitesse.

« Vous ne pouvez pas passer sur le gars, j’aurais pu le tuer. J’ai pris un risque et espéré pour le mieux, et ça n’a pas marché pour le mieux. Je me suis blessé très gravement », a déclaré MacDonald. « J’ai failli mourir. Je me suis cassé tous les os du visage. Je me suis cassé un tas de dents. J’ai des plaques et des vis dans la mâchoire. Je pense que j’ai maintenant quatre plaques et 30 vis dans la mâchoire. »

C’était le deuxième incident de ce type pour MacDonald, qui s’était déjà brisé des os du visage et de l’épaule gauche lors d’une chute à Western Fair quelques années auparavant.

« Malheureusement, j’ai été un paratonnerre pour ces mauvais scénarios », dit MacDonald.

Après sa mésaventure de 2011, MacDonald est revenu à peine quatre semaines plus tard, aux guides de Western Silk pour une troisième place lors des Ellamony Stakes à Flamboro Downs, mais tout n’allait pas bien pour le vétéran.

« M’étant remis de cet accident, je devais souvent m’absenter. Je vivais aussi beaucoup de choses sur le plan personnel », a déclaré MacDonald. Je souffrais d’une commotion cérébrale tellement grave. Je pensais que cela n’allait jamais disparaître un jour. »

MacDonald a combattu la douleur et les distractions, y compris une course mémorable avec Betterthancheddar, entraîné par Coleman, pour gagner le Breeders Crown Three-Year-Old Colt Pace à Woodbine.

« Cette année-là, je suis revenu et gagné la Breeders’ Crown, mais après cela, je n’étais toujours pas moi-même. Je ne me sentais jamais bien. Je me fatiguais très facilement et j’étais incapable de dormir. J’avais l’impression d’être dans un brouillard », a déclaré MacDonald.

La persévérance de MacDonald lui a permis de remonter sur le cart, mais elle l’a aussi éloigné des aspects importants de la guérison, tant sur le plan mental que physique. La douleur dans son épaule gauche persistait et il avait traversé un divorce difficile.

« J’ai eu tellement d’accidents pour lesquels on m’a prescrit beaucoup d’analgésiques différents. Je buvais en les prenant. C’est comme ça que les gens meurent et je le faisais tout le temps », a déclaré MacDonald. « Je divorçais et je souffrais, et avec la commotion cérébrale... sans savoir ce qui se passait. Vous ne pouvez pas vivre comme ça.».

En 2012, MacDonald est déménagé à New York. C’était une décision courageuse pour s’éloigner des distractions d’un style de vie qui menaçait de mettre fin à plus que sa carrière.

« Je devais changer d’amis, d’endroit où je vivais et ma façon de vivre... ou j’allais mourir », a déclaré MacDonald. « Je ne vivais tout simplement pas correctement. Vous pouvez seulement faire subir à votre corps et à votre esprit un certain nombre de choses. Tout fonctionne ensemble. Alors, on fait table rase du passé et on recommence. Vous ne fréquentez plus les mêmes personnes qu’avant. Vous vivez dans un endroit différent. Zut, je vivais dans un autre pays. J’ai juste essayé de tout changer. »

Pour la deuxième fois de sa vie professionnelle, MacDonald repart à zéro.

Lorsque les choses allaient mal, il s’appuyait sur un fort lien familial avec sa femme, Alea, et ses frères Anthony, Curtis, James et Boyd, ainsi que ses parents Fred et Gail.

« Mes frères sont mes meilleurs amis. J’ai une plaisanterie récurrente avec mon jeune frère, James. Quand ça va mal, mon père m’envoie des messages de motivation », dit MacDonald en riant.

Mark à James : « Mec, je pensais que je m’en sortais bien mais je viens de recevoir un texto de mon papa me disant à quel point je suis bon...»

James à Mark : «Tu as dû passer une nuit vraiment très mauvaise.»

« Mon père regarde chaque course », a déclaré MacDonald. ‘ Si tu gagnes, il te dit : « Félicitations, beau travail, c’est pour ça que tu es l’un des meilleurs au monde ». Si tu perds, il écrira : ‘Tu as conduit parfaitement, c’est une bonne journée pour l’argent’. Le propriétaire sera content, tu as bien conduit. « Il aura calculé à la virgule près ce que j’ai gagné. »

Au cours de sa première période de résurgence à New York, MacDonald a dépassé la barre des 5 000 victoires et, en 2016, il a ramené 224 gagnants pour 5,8 millions de dollars de bourses en seulement 1 947 départs.

Pour sa deuxième fois au sommet, MacDonald a eu l’occasion d’apprécier la difficulté de son ascension ainsi que ceux qui l’ont aidé en cours de route, notamment le regretté Mike MacDonald, une légende du Canada Atlantique et le roi de la Gold Cup & Saucer.

« Au début de ma carrière, Mike MacDonald m’a beaucoup appris sur l’équitation », a déclaré MacDonald. « Lorsque j’ai commencé à conduire, je n’avais pas les moyens de m’offrir un costume. J’ai gagné ma première course sous les couleurs de Mike. Il m’a beaucoup aidé, m’a donné un casque et l’a fait peindre. Je porte encore ses couleurs aujourd’hui. »

Il a également rendu hommage au propriétaire, entraîneur et éleveur Neil Moase et à l’entraîneur Bob McIntosh.

« Lorsque je suis arrivé à Windsor au début, j’ai travaillé à salaire pour Neil Moase. Il m’a donné mon premier départ là-bas, », a déclaré MacDonald. « À Windsor, j’ai pu conduire pour Bob McIntosh. Cela a tout changé. J’ai commencé à obtenir des conduites sur appel et j’ai pu m’asseoir derrière de bons chevaux... pour me faire une idée de ce que c’était que de conduire de bons et jeunes chevaux. Jusque-là, je n’avais conduit que des chevaux bon marché. C’est tout ce que j’avais. Mon meilleur cheval avait été réclamé au 10ième rang.”

Ce succès a permis à MacDonald de transporter son talent à Western Fair et finalement à Flamboro, où il a rencontré l’étoile montante, l’entraîneuse Casie Coleman.

« Je menais son écurie à Flamboro » d’ajouter MacDonald. “Nous emmenions des chevaux à Woodbine et je ne les conduisais pas tous, je n’avais que ceux que les gens choisissaient, mais nous ne faisions que commencer à bien nous en sortir. Nous avons décollé en même temps et j’avais une vraie écurie pour laquelle conduire.

« Le moment était venu et j’ai commencé à obtenir des conduites à Woodbine... J’ai eu des départs à Woodbine et Mohawk et j’ai gagné quelques prix O’Brien à titre de conducteur de l’année au Canada. C’est arrivé très vite. »

Et à New York, bien qu’il ne soit pas en tête du palmarès des conducteurs aux États-Unis, la vie est à nouveau belle pour Mark et Alea. Il conduisait régulièrement pour Mark Ford, Ray Schnittker et John McDermott, et il voyageait fréquemment à la recherche de jeunes chevaux en pleine ascension. Mais la douleur dans son épaule persistait.

La tragédie allait cependant frapper à nouveau, et son monde s’est effondré lors d’un accident bizarre à Saratoga en juillet 2019, lorsque Splash Brother, âgé de deux ans, s’est accroché avec un rival derrière la barrière, sortant MacDonald, qui s’est fracturé une articulation de l’épaule gauche pour se retrouver une fois de plus, cloué au lit.

Quand les temps sont durs, vous découvrez qui sont vos vrais amis.

« Je viens d’être opéré à la coiffe des rotateurs il y a trois heures, mais je retourne cet appel parce que Mark est tellement important pour moi », a récemment déclaré l’entraîneur vétéran John McDermott depuis son lit d’hôpital. « Il y a environ 15 conducteurs qui ont de la magie dans les mains et il est l’un d’entre eux. »

McDermott venait d’être opéré par le Dr Daniel Tomlinson, le même chirurgien ayant opéré l’articulation de l’épaule gauche fracturée de MacDonald quelques années auparavant.

« Je ne sais pas comment il arrive à monter sur le cart. Les blessures qu’il a subies sont incroyables », a déclaré McDermott. «A ce stade, j’aurais pensé qu’il serait devenu entraîneur. Je ne sais pas comment cet homme peut être assez courageux pour monter sur un cart avec toutes les épreuves qu’il a subies.

« C’étaient aussi des blessures importantes. Je suis ici dans un lit pour quelques jours pour cette épaule, mais il a été dans un lit d’hôpital pendant des mois. C’est un type spécial de chat, d’un genre particulier, vraiment. Peut-être que son cerveau est gelé à cause de toutes ces années passées à l’Île-du-Prince-Édouard », ajoute-t-il en riant.

MacDonald attribue au Dr Tomlinson le mérite d’avoir correctement réassemblé les fragments de ses épaules endurcies par le combat.

« J’ai dû subir un semi-remplacement de mon épaule. Ils ont enlevé beaucoup d’os de mon épaule gauche et l’ont reconstruite. J’avais des dommages au tendon de mon bras”, a déclaré MacDonald. « Ils ont fait une greffe osseuse, et installé une plaque et quelques vis dans mon épaule. Le Dr Tomlinson est l’un des meilleurs chirurgiens de New York. »

L’opération a nécessité l’utilisation d’analgésiques, ce qui, aux dires de MacDonald, lui a rappelé de mauvais souvenirs et beaucoup d’inquiétudes compréhensibles. Heureusement, il était entouré d’une famille solide et de ses bons amis Ray [Schnittker] et John [McDermott].

« Je n’ai pas touché aux antidouleurs depuis des années, sauf pour cet accident », a déclaré MacDonald. « Il aurait été si facile de retomber dans cette mauvaise routine, mais j’ai eu la chance d’avoir de bonnes personnes autour de moi. Ma femme, Ray et John venaient tout le temps me voir.”Je peux parler ouvertement avec eux”, a-t-il ajouté. “Dès que j’ai pu tolérer la douleur sans les antalgiques, j’ai arrêté et je n’ai pris que de l’Ibuprofène par la suite. C’était un accomplissement. C’était la tempête parfaite pour rechuter et devenir une épave. Je suis plus fort maintenant que je ne l’ai jamais été ».

MacDonald était plus fort - mentalement et physiquement - et lorsqu’il a repris le cart en mars 2020, il conduisait sans douleur pour la première fois depuis plus d’une décennie.

« Au moment de l’accident [en 2019], ce fut horrible, mais ce fut une bénédiction déguisée”, a déclaré MacDonald. “Maintenant, je pouvais entraîner mon corps et m’entraîner. Je pouvais me sentir bien sur la piste et ne pas avoir mal. Je dormais mieux. J’avais l’habitude de dormir dans un fauteuil inclinable parfois. Cette épaule était à moitié détruite avant que je ne la casse à nouveau».

Cette fois-ci, MacDonald a concentré son incroyable volonté de réussir sur un rétablissement complet, qui incluait sa santé mentale et physique.

« Je fais beaucoup d’exercice. Je lève des poids et je fais du cardio. Je viens d’acheter un nouveau vélo elliptique et j’essaie d’en faire tous les jours », a déclaré MacDonald. « J’essaie de me présenter aux courses avec le sourire. Parfois, je me mets en colère, comme nous le faisons tous. C’est un sport de compétition, mais j’essaie de faire ce qui est bien. »

Et c’est une approche qu’il met en pratique également hors piste.

« J’ai l’impression que si vous faites les bonnes choses dans votre vie personnelle, cela porte aussi parfois ses fruits dans votre travail », a déclaré MacDonald.

Une des façons dont cette approche a notamment porté ses fruits fut de se mériter la conduite de la super étoile de McDermott, l’ambleur étoile Hurricane Emperor, commençant par une qualification en mai 2020 à Goshen.

« Ils auraient pu mettre n’importe qui sur ce cheval. C’était le meilleur cheval que John n’ait jamais eu et le fait de me recommander à ses propriétaires - un gars qui n’a pas conduit depuis un an et qui est tout amoché - et de le mettre sur votre meilleur cheval...», a déclaré un MacDonald ému, avant de prendre un moment pour se reprendre.

L’un des aspects les plus difficiles du rétablissement - en particulier en ce qui concerne la santé mentale - est de croire que l’on mérite une deuxième et une troisième chance.

« Vous méritez une chance mais il vous faut l’opportunité. Quand j’étais plus jeune, j’ai eu ce genre d’opportunité mais je n’étais pas aussi reconnaissant que je ne le suis ‘aujourd’hui, » dit MacDonald.

MacDonald a saisi sa chance avec Hurrikane Emperor, en remportant la première étape du ‘Graduate’ à Tioga [en 1:48.1]. Après avoir terminé troisième dans une autre étape à Meadowlands, MacDonald a exécuté un parcours parfait pour dépasser ses rivaux et remporter la finale du ‘Graduate’ d’une valeur de 250 000 $ avec une cote de près de 8/1... en 1:47.

« Cette victoire en finale du ‘Graduate’ m’a vraiment remis à l’endroit où je me devais d’être. Sur le plan de la confiance, cela m’a fait me sentir bien, et j’ai retrouvé ma place », a déclaré MacDonald.

McDermott a parlé du caractère de MacDonald et d’une amitié née au début des années 2000 et qui s’est renforcée lorsqu’il a déménagé une grande partie de son élevage à Goshen dans une écurie partagée avec Schnittker.

« Ces dernières années, sur tout ce que j’ai demandé à Mark, il n’a jamais dit non... et c’était avant qu’Empereur ne soit sur son écran radar pour conduite », a déclaré McDermott. Je l’appelais pour lui demander s’il pouvait venir m’aider à en entraîner quelques-uns et il me répondait :« Pas de problème, à quelle heure ? » Lui, Ray et moi avons une très bonne relation. Nous sommes tous un peu fous et nous aimons bien nous fréquenter. »

C’est grâce à son travail acharné et à son engagement à bien faire les choses. ainsi qu’à son immense talent, que MacDonald a obtenu le poste de meneur d’Emperor Hurricane.

« Dans mon esprit, c’est Mark qui allait conduire le cheval, et tous mes partenaires étaient d’accord à 100 %. Dès lors, ce fut la conduite de Mark », a déclaré McDermott. « Le seul moyen pour qu’il la perde aurait été qu’il me dise qu’il ne voulait pas le mener. »

Compte tenu du fait que tant d’écuries avaient lutté contre la pandémie et que de nombreux cavaliers perdaient de l’argent à un rythme alarmant, il est louable que McDermott soit resté aux côtés de son ami alors que d’autres “grands” conducteurs étaient disponibles.

« Cela fait des années que je perds de l’argent des bourses, dit McDermott en riant. « Mes relations avec les gens sont plus importantes que tout, et Mark a vraiment été un très bon ami. De plus, les gens ne comprennent pas à quel point ce garçon est génial. Les gens voient les Yannick et les Dexter de ce monde, et la seule raison pour laquelle Mark n’est pas dans cette catégorie c’est qu’il n’a pas leurs chevaux... parce que Mark peut carrément conduire. »

Et avec de fortes cotes dans cette finale des Gradués de 2020, MacDonald allait certainement devoir le mériter.

McDermott a deux versions de la façon dont ce voyage gagnant s’est déroulé.

« En se rendant en piste, j’ai dit à Mark que ces chevaux-là étaient assez proches les uns des autres et que celui qui conduirait le mieux gagnerait cette course. Et quand il est revenu dans le cercle des vainqueurs, je l’ai regardé et lui ai dit : « Je suppose que j’avais tort. Tu as conduit comme c’est pas possible, mais nous avons quand même gagné », a déclaré McDermott, sous les rires.

Mais la vérité est que MacDonald a organisé une course de qualité en seconde position, en faisant trois largeurs au tournant pour suivre Workin Ona Mystery.

« Ce fut la plus belle course du monde », a déclaré McDermott, qui a également fait campagne avec le père du cheval, Hurrikane Kingcole. « Quand Mark n’a pas voulu aller à la rampe à la pole du quart de mille, il a gagné la course. C’était une course parfaite. Mes partenaires et moi attendions depuis toujours cette occasion où nous aurions un parcours parfait et sur cette course, nous étions tous d’accord. Nous avons eu la course d’une chance sur un million. »

C’était une victoire spéciale pour McDermott, et le moment a été rendu encore plus mémorable lorsque le pilote Yannick Gingras, qui avait piloté Captain Victorious (73/1), s’est arrêté pour féliciter MacDonald.

« La meilleure chose, c’est que si vous regardez le film, Yannick et Mark se frappent le poing », a déclaré McDermott, et ma fille a envoyé un message à Yannick pour lui dire à quel point c’était génial et Yannick lui a répondu : “Ils le méritent tous les deux. Personne ne travaille plus dur que ton père et je suis si heureux de voir que cela arrive pour les deux ».

MacDonald est maintenant installé et heureux à Goshen, dans l’État de New York, avec Alea et leur fille de deux ans, Kiara Grace. Il est également proche de ses deux fils issus de son précédent mariage, Marshall (16 ans) et Connor (14 ans). Récemment, MacDonald et Alea sont devenus citoyens américains.

Le score de The Graduate a remis MacDonald sur la carte, et huit mois après le début de la saison 2021, il est revenu au sommet avec 118 victoires sur 1068 conduites, et 2,5 millions de dollars en bourses.

Une année 2021 mémorable jusqu’à présent comprend un premier score dans le Meadowlands Pace, guidant Lawless Shadow (5/1) vers la victoire pour le Dr. Ian Moore, un ami depuis plus de 35 ans, avec une conduite grisante pour battre le favori Perfect Sting.

Avec Schnittker, il a le duo prometteur de Brickhouse Babe, récent finaliste dans le Jim Doherty Memorial à Meadowlands, le même jour où il a été victorieux avec l’espoir Hambletonian de 2022 King Of The North, par Walner et issu de Check Me Out, gagnant de 1,9 millions de dollars de Schnittker.

Et Empereur Hurrikane est sur le point de revenir aux courses aussi.

« En ce moment, je suis tout simplement très heureux de la façon dont les choses se passent et d’avoir ces opportunités. Je veux juste rester concentré mentalement et physiquement », a déclaré MacDonald. « Je ne pense pas que j’en profitais autant quand j’étais plus jeune et que je considérais comme acquis qu’il y aurait toujours un bon cheval à conduire et que je serais toujours un des meilleurs sur la piste.

« Pour avoir été repoussé et blessé, et maintenant avoir une chance avec des chevaux comme King Of The North, Brickhouse Babe et Lawless Shadow, je vais profiter à fond de ces opportunités », a-t-il poursuivi. « Je leur suis très reconnaissant et je vais profiter au maximum de toutes les occasions qui se présentent à moi. »

C’est le sentiment d’un homme qui a perdu et retrouvé l’espoir à de nombreuses reprises, y compris les premiers jours à Windsor, lorsqu’il déposait son nom à la porte de l’écurie pour attraper un travail de paddock parce qu’il n’avait pas d’argent pour manger. »

« Je suis trop têtu pour abandonner. C’est une partie de moi », a déclaré MacDonald. « Venir de l’Île-du-Prince-Édouard avec une petite écurie de chevaux bon marché - juste le fait d’essayer de rester à flot était difficile. C’était difficile à faire et je suis sûr que beaucoup de gens étaient certains que je n’y arriverais pas, mais j’étais trop têtu pour ne pas y arriver.Il fallait que ça marche.»

Et c’est arrivé. Encore et encore et encore.

Cet article a été publié dans le numéro de septembre de TROT Magazine.
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