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S’il vous plait, faites que cela n’arrive qu’une seule fois

Point De Vue

Toutes relations connaissent des hauts et des bas, des soubresauts, de bons et mauvais jours. D’autres connaissent des moments difficiles, alors que d’autres prennent fin.

Mon affinité avec la North America Cup a été fantastique – de fait, j’ai été assez chanceux d’être là en chair et en os, lors de 36 des 37 éditions de la course

la plus riche du Canada, même quand des ‘dispositions particulières’ devaient être prises.

En 1987, le frère de ma petite amie allait se marier, et je ne m’attendais tout simplement pas d’assister à la cérémonie, je DEVAIS y être. Mais Jate Lobell allait mettre en jeu sa longue série victorieuse à Greenwood ce soir-là de la Cup IV, alors j’ai fait tout ce que toute personne sensée aurait fait – lorsque nous sommes arrivés à la salle de réception, j’ai repéré toutes les sorties, et en ai trouvé une que je pouvais utiliser sans passer près de la table d’honneur. Alors, aux alentours de 20 h 30, après bien sûr, avoir mangé, je me suis échappé en passant par la cuisine. Mon Oncle Sonny m’avait réservé une place à l’extérieur, tout près du fil, et c’est ce soir-là que j’ai été témoin de la meilleure conduite en course de ma vie, quand Jate Lobell et Frugal Gourmet se sont fait la lutte nez à nez durant au moins les 200 derniers mètres. Je suis revenu à la réception de mariage bien avant le dernier appel, et même si ma relation avec ma petite amie allait éventuellement prendre fin (quelques années plus tard, et non pas ce soir-là), ma relation avec la N. A. Cup était plus forte que jamais.

En 2000, un autre fichu mariage essaya de se mettre en travers! Celui-ci ne concernait qu’une collègue de travail de mon amie (je les connaissais à peine), et cette fois encore, ma partenaire fut très compréhensive – alors quand je suis sorti (après le repas il va s’en dire), je n’ai pas eu à passer par la cuisine, mais je suis passé par l’entrée principale. C’était l’année de Gallo Blue Chip, et mon très bon ami Chris Christoforou, y tentait sa chance avec Astreos, alors il allait de soi qu’il fallait y assister. De plus, mon fils de quatre ans était à Woodbine avec mes parents, et quelqu’un devait se sacrifier et aller le chercher. Chris et Astreos ont terminé la partie en quatrième position sous une légère pluie, et la N. A. Cup et moi, sommes restés de bons amis.

J’ai couru en North America Cup (mais jamais en course ‘stakes’), j’ai encouragé et célébré avec des amis l’ayant gagnée, et j’ai applaudi et été heureux pour plusieurs étrangers qui avaient ainsi fait. J’ai regardé en frissonnant, Paul MacDonell laisser marcher le cheval du Canada sur la dernière ligne droite de Mohawk, passer devant ses admirateurs frénétiques, se rendant au cercle du vainqueur, et j’ai juré que The Beach s’était vraiment arrêté et nous avait salués.

Il n’y a aucun doute dans mon esprit que la grande histoire de la North America Cup a marqué ma vie.

Le samedi 29 août 2020, j’ai eu cette chance d’assister à ma 36ième North America Cup, en personne. Plutôt que d’être 10 000 personnes en juin, il y avait environ 100 000 en août. Nos amis de Woodbine Entertainment ont fait un travail fantastique en la présentant avec classe, dans des circonstances impossibles. La cagnotte en fut même une record de 5,6 M $! Mais quand la barrière a pris de la vitesse avec les dix meilleurs ambleurs de trois ans en course, je n’ai pas ressenti l’adrénaline habituelle. C’était plutôt un silence étrange. C’était presque comme être à des qualifications – excepté qu’il faisait noir.

J’espère réellement que c’était unique, et qu’en juin de 2021, nous revenons à l’ancienne version de la N. A. Cup à laquelle nous sommes habitués. Mais COVID-19 n’est pas en bons termes avec la course, et il s’en fiche. Il n’y a aucune promesse que l’an prochain sera différent. Alors, s’il vous plaît, que vous soyez de la droite ou de la gauche, Libéral ou Conservateur, Républicain ou Démocrate, jeune ou vieux, inquiet ou pas – portez votre satané masque. La distanciation sociale. Restez à la maison quand vous le pouvez, et restez à l’extérieur de l’espace des autres. Nous voulons tous ravoir nos vies, et je veux mes courses.

Pour ce qui est de l’édition de laquelle j’étais absent? Mon ancien propriétaire et bon ami Gerry Haggerty a laissé sa fille se marier le soir de la N. A. Cup en 2004 – à Kingston! J’aurais dû me faufiler du souper pour me rendre à celui-là, alors le tenancier du bar a allumé la télévision et nous y avons regardé Mantacular.

En passant, ces trois mariages se sont terminés par un divorce il y a longtemps, alors quelle est la morale de l’histoire? Ne vous mariez pas un soir de N. A. Cup, il y a une grosse course et c’est important.

Dan Fisher
[email protected]


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