Where Are They Now?

Trot Magazine has tracked down four past O’Brien Award winners - Casimir Camotion, Meadowview Sunny, Nebupanezzar and Western Dreamer. Through their stories, it is revealed that despite being out of the spotlight, their stardom has not faded. Story by Perry Lefko / Traduction Louise Rioux

CASIMIR CAMOTION

Quand on utilise le terme « cheval de guerre » pour décrire les vaillants et rigoureux chevaux qui se battent en dépit de leur âge, Casimir Camotion appartient certes, à ce groupe vénérable.

Il a coursé durant 11 ans, à partir de 2003, pour finalement être retraité en juillet 2013, après une carrière comptant 269 départs, 53 victoires et des gains tout juste sous les 2 M $. Même dans sa dernière année de course, il a réussi à enregistrer une couple de victoires. Il a gagné l'O'Brien Award en tant que cheval de 4 ans dans la catégorie des ambleurs hongres plus âgés. L'exploit de sa saison est sa victoire lors du Canadian Pacing Derby d'une bourse de 920 000 $, entraîné et mené à l'époque par Patrick Lachance.

C'est peut-être sans surprise que Casimir Camotion est encore actif même à la retraite, sauf que maintenant, c'est un cheval de selle pour le plaisir.

« Il est difficile de maintenir un bon trot. Tout ce qu'il veut c'est l'amble, mais il progresse très bien, » dit Linda Depinto, qui en a pris soin vers la fin de sa carrière et qui est une cavalière accomplie. Elle le garde sur sa ferme à Cream Ridge, New Jersey.

Depinto considérait que le cheval trouverait plus facile de rester auprès d'elle plutôt que de se retrouver dans un endroit inconnu. Comme elle enseigne aussi à monter les chevaux, Casimir est devenu un élève consentant. Il a gagné un ruban lors d'une compétition internationale de standardbreds au New Jersey Horse Park. Il l'a gagné dans la catégorie de Fresh Off The Track.

Depinto a envoyé des cartes de No_l, elle portant un costume de lutin et Casimir, celui du Père No_l.

« Il a aimé cela, » dit Depinto. « Il aime avoir de l'attention. Il avait ce type de personnalité en tant que cheval de course. Il est tout simplement un grand cheval dans tous les aspects. »

Bruce Saunders, qui est devenu l'entraîneur du cheval de course alors que ce dernier en était à sa cinquième saison en tant que coursier, dit que Casimir Camotion a connu la longévité parce qu'il n'a pas couru à deux ans, et qu'il a perdu une bonne partie de sa saison de course en tant que cheval de 8 ans, à cause d'une fracture au genou ayant nécessité de la chirurgie.

« C'est un accomplissement remarquable que de courser à ce niveau durant une longue période de temps, » dit Saunders. « Quand nous l'avons mis à la retraite, il courait bien mais les vitesses atteintes dans ce monde d'aujourd'hui sont tellement plus rapides qu'en 2010 et 2011. C'était très difficile d'être compétitif lors des courses avec conditions. Les propriétaires, M and M Harness Racing de New York, ne l'auraient jamais inscrit dans une course à réclamer alors que quelqu'un aurait pu le leur réclamer et poursuivre sa vie dans ces rangs-là. Ils ne pouvaient lui faire cela parce qu'il avait été un si bon cheval. Même dans les courses avec conditions à Meadowlands dans les rangs inférieurs, la concurrence courait extrêmement vite et il ne pouvait absolument pas courir aussi vite qu'avant. Il était en santé, sain, et très heureux. Il aimait ce qu'il faisait, il aimait être dans l'écurie, être autour des autres chevaux et s'entraîner. Il était tout simplement merveilleux, très intelligent. Il ne pouvait plus aller assez vite. Les propriétaires ont donc décidé que c'était le temps de le retirer. »

MEADOWVIEW SUNNY

Le vieux cheval bai n'est plus ce qu'il était, mais il se prouve encore assez utile.

Meadowview Sunny, qui a coursé de 2002 jusqu'au début de 2011 pour ensuite être mis à la retraite, profite d'une vie paisible sur une ferme de 200 acres située entre Waterloo et Elmira. Et s'il le veut bien, Meadowview Sunny peut être attelé à un traîneau pour tirer les jeunes enfants.

« Je suis certain qu'il aimerait encore être attelé et tirer une luge autour, » dit Paul Shakes, qui l'a entraîné avec son fils, Brad. Ils ont aussi possédé le cheval avec l'éleveur, Charlie Reid, pour s'adjoindre plus tard Connie Scott.

« Il est dans un bon endroit là, il y a beaucoup de pâturage et d'autres chevaux avec lesquels sortir, » d'ajouter Shakes. « Il est bien en chair et il est heureux. On peut le dire parce qu'il ne recule pas la tête dans sa stalle, prétendant s'attrister sur son sort. On peut toujours juger de la personnalité d'un cheval, mais il a toujours été une sorte de cheval renfrogné. Il fallait toujours être sur nos gardes parce qu'il pouvait mordre ou ruer. Il est encore comme cela. Il faut l'avoir à l'œil. Ce n'était pas un cheval pour enfants. »

Issu de Classic Adam et de la poulinière Brisco Hanover, Frisky Mitchelle, Meadowview Sunny a impressionné Paul Shakes signant haut la main sa première victoire en qualification et en doublant presque la marge gagnante dans sa deuxième qualification. Meadowview Sunny a gagné ses cinq premiers départs, tous sur le circuit Ontario Sires Stakes, dont une couple dotées de bourses de 130 000 $, et termina la saison par six victoires en 12 courses pour des gains de plus de 280 000 $.

Pour Paul Shakes, l'attribution du prix O'Brien Award à Meadowview Sunny autitre de meilleur trotteur de deux ans, est un rêve devenu réalité.

« Chacun dans l'industrie s'efforce d'avoir un cheval comme cela, » dit-il. « Je me suis senti très chanceux de l'avoir. C'était comme gagner un Academy Award pour moi. Détenir le meilleur poulain trotteur au Canada, je n'ai pas de mots pour décrire cela. J'exultais. »

Lorsqu'il devint évident que Meadowview Sunny ne pouvait plus courir au niveau de l'élite, la décision fut prise de le retirer. Les Shakes voulaient l'envoyer à une ferme où l'on s'en occuperait bien, mais ça ne s'est pas matérialisé et il est donc resté à l'endroit où on le gardait en pension. Il a été placé avec un autre cheval, qui est parti après six mois.

Quand un horseman d'Acton communiqua avec Shakes dans l'éventualité d'entraîner Meadowview Sunny à devenir un roadster au Royal Winter Fair, on lui en donna la possibilité. Pour le roadster, un cheval est attelé à une voiturette de jogging et caracole dans une arène où il doit lever haut ses pattes antérieures. Meadowview Sunny avait le désir mais pas l'allure appropriée, l'expérience prit donc fin après six mois.

« J'ai cru qu'il serait absolument parfait pour cela, mais ça ne s'est pas avéré pour lui, » dit Shakes. « Cela ne répondait pas à leurs attentes. »

Mais le cheval de 13 ans est très heureux là où il demeure.

NEBUPANEZZAR

Dans la ville de LaSalle en Ontario, où Bob McIntosh, un membre du Temple de la renommée, entraîne et garde quelques-unes de ses poulinières, Nebupanezzar est traité comme un roi.

Il court dans les champs près du centre d'entraînement où il a déjà couru sur l'ovale à une vitesse vertigineuse.

« Il est là, tout simplement, avec les juments, profitant maintenant de la vie, » dit McIntosh. « Il est le roi du château. Il a maturé au cours des ans. Il était un cheval fougueux, débordant d'une très grande énergie à l'entraînement, mais il profite maintenant entièrement de sa retraite. Il se croit le roi du cheptel là-bas. Il possède un petit harem. À l'origine, il était plutôt de stature svelte (en croissance), mais depuis sa retraite, il a pris de l'envergure. »

Des problèmes de tendons ne pouvant pas être soignés par une chirurgie avec cellules souches, ont eu un impact sur le fils castré de No Pan Intended à la suite de sa fantastique saison à deux ans en 2008. Il a gagné 10 de ses 14 départs ainsi que 1 088 050 $, soit plus que tout autre 2 ans cette année-là, puis gagna l'O'Brien Award du meilleur ambleur 2 ans du Canada. Sa plus grande victoire il l'a réussie à Woodbine lors de la Governor's Cup de 820 000 $, qu'il a ralliée à partir de loin derrière pour inscrire une victoire par un cou et tout juste sous les cotes 6-1, aux mains du conducteur Steve Condren.

Bien que les espoirs aient été élevés pour Nebupanezzar au début de sa saison de 3 ans, particulièrement pour la North America Cup en juin, ses problèmes de tendons l'ont forcé à manquer la course pivot. Il s'est qualifié à deux reprises en août pour être subséquemment être laissé de côté dans l'espoir qu'une période de convalescence lui permettrait de revenir en course. Il s'est également qualifié deux fois à 4 ans, mais n'a pas couru. Il est finalement revenu en course à cinq ans et connut deux départs, les deux fois terminant dernier dans des pelotons de huit chevaux. Lors de son deuxième départ, il a brisé son allure tôt dans la course pour ne jamais la reprendre.

Le propriétaire/éleveur Bob Glazer des Peter Pan Stables en Ohio, offrit l'option à McIntosh de se séparer du cheval châtré en passant par les courses à réclamer, mais le vétéran conditionneur avait trop de respect pour le cheval qu'il choisit plutôt de le mettre à la retraite sur sa ferme.

« Un cheval qui a été vraiment bon pour moi, j'ai toujours réussi à lui trouver un bon refuge ou je le gardais avec mes poulinières, » dit McIntosh.

Nebupanezza a pris la place de Lustras Big Guy qui a participé à 130 courses durant sa carrière pour gagner presque 1 M $. Le fils de Big Tower est décédé il y a 12 ans.

McIntosh dit que Nebupanezzar occupe une place spéciale dans son coeur comme étant le seul poulain de deux ans qu'il ait entraîné à lui avoir gagné 1 M $ à deux ans.

« Il était extrêmement rapide et talentueux, c'est certain, » dit McIntosh. « Il avait grande allure. Il était très désireux de gagner. Il avait certes la volonté de gagner. »

Après un début de carrière marqué par une cinquième place au fil d'arrivée et suivant un bris d'allure dès le départ, Nebupanezzar enregistra quatre victoires consécutives sur le circuit Ontario Sires Stakes pour ensuite augmenter sa séquence à cinq dans une division du Metro Stakes. Il a terminé deuxième par trois-quarts de longueur sur Major In Art lors de la finale de 1 M $ du Metro. Quatre départs plus tard, il a gagné la Governor's Cup. Il a terminé sa saison en gagnant la Super Final de l'Ontario Sires Stakes de 300 000 $, prenant la tête très tôt sur une piste boueuse, et courant vers une victoire facile par quatre longueurs et demie.

pensions avoir acheté un cheval avec lequel nous aurions beaucoup de plaisir. Sans l'ombre d'un doute, il a dépassé nos attentes, » dit Dan Daly.

WESTERN DREAMER

Au Kentucky Horse Park, prestigieux domicile de quelques-unes des légendes de l'industrie équine, Western Dreamer est membre de cette élite.

Il y réside depuis 2001, l'endroit idéal pour un cheval ayant gagné la Pacing Triple Crown en 1993 et qui a été choisi Cheval de l'année au Canada. Il est l'un des 16 à avoir balayé la Triple Crown, comprenant le Little Brown Jug, Cane et Messenger Stakes, depuis son introduction en 1955. Il est le seul cheval hongre, tous élevages confondus, à avoir remporté une Triple Crown.

« Je lui ai probablement rendu visite environ quatre ou cinq fois, » dit Dan Daly, qui possède le cheval de l'élevage Western Hanover avec ses frères Matthew et Patrick. « C'est un merveilleux endroit pour vivre sa retraite. »

Western Dreamer a gagné 27 de ses 91 départs, soit plus de 1,8 M $ ainsi qu'inscrit un record de vitesse de 1:49. Après que le vaillant cheval hongre eut couru dans six départs à cinq ans, les Daly l'ont mis à la retraite dans une pension sur une ferme à Caledonia. Quand ils ont entendu parler du Kentucky Horse Park à Lexington, les Daly ont fait la demande pour y envoyer Western Dreamer mais ils ont essuyé un refus, le Park ayant atteint son quota de standardbreds, y compris le grand Cam Fella.

Environ quatre mois plus tard, Cam Fella est décédé et le Park a contacté les Daly afin de savoir s'ils étaient toujours intéressés à faire don du cheval.

« Nous l'y avons emmené et il fut accueilli en grande cérémonie, » de dire Dan Daly.

Une tentative de l'envoyer au Jug l'année dernière fut entreprise afin qu'il parade avant le départ de la course. Cela n'a pas fonctionné parce qu'il est devenu trop agité durant le trajet vers le Delaware. Alors à son arrivée, il a été mis dans une stalle pour que les gens puissent venir le voir.

Les frères Daly ont acheté Western Dreamer privément vers la fin de sa saison juvénile, sous la recommandation de l'entraîneur Bill Robinson, qui conditionnait des chevaux pour les frères. Western Dreamer s'est classé cinquième lors de la Governor's Cup valant 612 600 $ au Garden State Park. Il fut retraité durant la saison suivante, mais Robinson suggéra aux frères Daly d'inscrire le cheval aux grandes courses stakes pour sa deuxième saison.

Il a commencé son année en coursant en Ontario, mais sans rien démontré en neuf départs, laissant présager qu'il se dirigeait vers une grosse année. Il a été envoyé aux Etats-Unis, commençant par une troisième place lors du Meadowlands Pace de 1 M $. Le conducteur Michel Lachance a su dès après la course, qu'il aurait pu la gagner, si seulement il avait eu une meilleure course, mais les signes de quelque chose de gros étaient là. Western Dreamer a gagné le Art Rooney Stakes de 308 083 $ lors de son départ suivant. Il gagna ses quatre départs suivants, y compris le Cane de 318 141 $. Cinq départs plus tard, il enregistra un score par cinq longueurs lors de la finale du Jug pour 326 813 $. Il poursuivit dans la même veine lors de ses deux départs suivants, en gagnant le Messenger, remportant 331 300 $ balayant la série. Il a conclu son année avec 14 victoires en 29 départs et des gains de plus de 1,3 M $. Il gagna le prix O'Brien Award à titre de Cheval de l'année au Canada, Ambleur de l'année au Canada et aux Etats-Unis, et le titre de Poulain ambleur 3 ans au Canada et aux États-Unis.

« Nous pensions avoir acheté un cheval avec lequel nous aurions beaucoup de plaisir. Sans l'ombre d'un doute, il a dépassé nos attentes, » dit Dan Daly.