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« Mes jours en Standardbred sont terminés »

Trot Feature: Ray Arsenault

Ray Arsenault nous parle de Tournois de Handicaping, de Black Magic et de Courses sous harnais. Par Melissa Keith // Traduction Louise Rioux

Ray Arsenault admet être « un peu surpris » d’être contacté par TROT Magazine pour l’obtention d’une entrevue. « Je ne savais pas que les ‘Trotteurs’ voudraient écrire un article me concernant, » dit en riant, l’actuel détenteur du titre de champion du Daily Racing Form/NTRA National Handicapping Championship, alors qu’il est en route vers Gulfstream Park en Floride.

Le 29 janvier 2017, Ray a remporté le grand prix de 800 000 $ U.S. ainsi qu’un laissez-passer pour le NHC 2019, et il vient aussi de se qualifier pour la Horse Players World Series, un événement annuel de Thoroughbred Handicapping qui se tiendra à l’Orleans Hotel and Casino à Las Vegas.

Arsenault est ce genre de parieur dédié, passionné que tout hippodrome voudrait avoir comme client régulier. Au début, le résident de Thornhill, Ontario, était un gros joueur mais sur les courses sous harnais exclusivement. « J’ai toujours été un type de standardbred, il y a longtemps de cela, » se rappelle-t-il. « À ma sortie du secondaire, j’allais à Greenwood avec mon père, Henry, et mon oncle, Manuel Schembri. J’ai toujours seulement misé sur les standardbred, le soir.»

En 1985, Arsenault et plusieurs amis ont approfondi leur implication dans les courses sous harnais, en devenant propriétaires. « Le principal cheval que nous avons réclamé se nommait Armbro Abbot (p,1:55.4f; - 218 182 $), fait remarquer le handicappeur gagnant du 2016 Eclipse Award-winnind Handicapper of the Year.

« Nous l’avons réclamé d’un gars près de la région de Milton. Nous l’avons payé quelque 15 000 $ et l’avons fait courir à Greenwood. Il a gagné son premier départ, puis il a encore et encore couru et gagné, et les hommes de chevaux de Greenwood Raceway ont alors déclenché la grève. Nous l’avons amené à Flamboro; nous l’y avons fait courir là et il a fini deuxième. Quand la grève a pris fin, nous l’avons inscrit dans une course à réclamer de 30 000 $; il a gagné cette course et il fut réclamé par l’entraîneur Ernie Spruce. »

Armbro Abbot , a naturellement gagné son départ suivant à The Meadowlands, « par une demi longueur de stretch. »

« Il est réellement devenu un bel ambleur – un ‘free-for-aller’ » dit Arsenault, nullement déconcerté. « Je ne sais pas en ce qui concerne The Meadowlands, mais il s’est retrouvé à Pompano Park. Je pense qu’il a détenu le titre de ‘Free-For-Aller of the Year’ durant quelque deux années. »

La perte de Armbro Abbot ne l’a pas détourné de la propriété de standardbred ni du pari; loin de là. « Quand vous les inscrivez dans une course à réclamer, c’est une chance que vous prenez, » avec un haussement d’épaule de la part de l’homme de chevaux réaliste. « Il était très agréable, puis nous en avons eu quelques autres qui ont gagné – soit quelques chevaux réclamés à bas prix, pour ensuite acheter un beau cheval (un ambleur Star Status p, 1:57.3f; payé 100 837 $) que nous avons fait courir dans des courses à réclamer de 50 000 $. Il est rentré en troisième place, et nous l’avons perdu à son départ suivant, pour 35 000 $. » Arsenault partageait habituellement 25 % de chaque cheval de course avec des copropriétaires répertoriés parmi ses connaissances de baseball et racquetball. Les entraîneurs Gary Kingshott et, plus tard, Rick Kane, aidèrent à identifier des partenaires supplémentaires qui recherchaient des parts de 25 %.

Les courses attelées ont toujours été les préférées d’Arsenault, de sa jeunesse jusqu’aux derniers jours de Greenwood Racetrack. Alors que ses parents se sont rencontrés à Toronto, les deux sont nés à l’IPE; sa mère, près de Charlottetown, son père, près de Summerside. « Durant quelques années, nous avions l’habitude d’aller à l’IPE avec la famille, » de raconter l’handicapper de 65 ans. « Étant un joueur avec mon père presque toute ma vie, nous allions à l’hippodrome avec mes oncles. Nous terminions à Summerside pour prendre quelques bières et parier sur quelques courses. »

Comment un homme si profondément ancré dans les courses sous harnais en tant que joueur et propriétaire, en est-il arrivé à s’en éloigner? Arsenault admet ne plus jamais miser sur des trotteurs ou ambleurs, bien qu’il regardera une course à l’occasion.

« Je suis strictement un gars de thoroughbred. Mes jours en standardbred sont terminés. À cause de l’excitation, » d’expliquer le pratiquement retraité courtier de fret, avec la perspective résolue d’être un régulier de Gulfstream Park. « Je regarde encore, à l’occasion, les grandes courses attelées, mais ils m’ont perdu quand ils sont passés aux pistes de 7/8 de mille et celles d’un mille et au The Meadowlands Shuffle’. Ils m’ont bel et bien perdu. Je n’étais plus plus capable d’handicaper. J’aimais les pistes d’un demi-mille, vous savez : à la file indienne, avoir une position, la position de tête est importante. Mais quand The Meadowlands ont débuté, ils ont commencé le « shuffle », alors que vous pouviez être premier au quart de mille et dernier à la mi-course! C’est difficile d’établir un handicap. »

En tant qu’handicapeur, Arsenault ne voit presque pas de chevauchement entre ses choix de paris passés et présents. « Ce sont deux jeux différents. Après avoir été propriétaire et parié sur les standardbred, j’ai tout simplement décidé d’y aller mollo, puis d’une certaine façon, je me suis tourné vers les thoroughbred, » dit-il à TROT « Jamais je ne me serais attendu à cela, mais je l’ai fait. » Quelques-uns de ses coéquipiers de baseball, l’ont initié aux trotteurs au début des années 1990. Arsenault n’est pas entré dans des partenariats de propriété de thoroughbred; ses nouveaux copains de jeu n’étaient pas des propriétaires. Suite à un début peu propice comme pronostiqueur d’un élevage avec lequel il était peu familier, il a repéré un gagnant dans un livre de pari de Las Vegas, aux environs de 1996.

« Nous nous levions chaque matin, nous assurant d’être au livre des paris sportifs à temps pour la première course à 9 h 30, et nous y passions toute la journée et pariions sur les thoroughbred, » de raconter le champion handicapeur. « Alors que nous étions là, nous avons rencontré quelqu’un qui avait un ordinateur. Nous nous sommes assis avec lui et il nous a dit qu’il avait conçu ce programme et qu’il l’utilisait exclusivement. »

Arsenault, un adepte avoué du pari à 2 $ dans la plupart de ses transactions de pari mutuel, fut instantanément captivé.

« J’ai eu du mal à comprendre les thoroughbred, puisque c’était nouveau pour moi. Il y a tellement d’angles différents. Le formulaire de courses donne beaucoup d’informations qui nous prennent beaucoup de temps à comprendre. Alors quand le type nous disait ‘Voici ce vous devez faire – voici la façon de l’utiliser’, nous avons commencé à l’utiliser, et nous avons commencé à avoir des gagnants. »

Le programme, « Ultimate Handicapper » de Michael Pizzola, devint la ressource d’Arsenault. Il s’est inscrit à son tout premier concours ‘handicapping’ à Woodbine en 2004, se qualifiant pour le NHC 2005 à son deuxième essai.

Il y avait moins de possibilités pour passer à autre chose à ce moment-là, selon Arsenault. « Il y avait Woodbine; peut-être Edmonton (Northlands) qui tenaient un concours; peut-être aussi Hastings Park (CB) – je ne m’en souviens pas, » dit-il. « J’ai fini par me qualifier pour Vegas (c’est-à-dire le NHC), et nous pensions que c’était génial, excitant, alors certains d’entre nous y sommes allés et nous avons eu beaucoup de plaisir. » Il a terminé 29e sur 213 concurrents, manquant de justesse une fin lucrative parmi les 20 premiers de la sixième édition du tournoi. Après avoir acheté une mise à niveau du système de Pizzola, Arsenault rapporte qu’il a passé trois semaines à en maîtriser l’utilisation. « Simplement en utilisant mon logiciel, j’ai gagné le concours de 2008 au Orleans Hotel and Casino, à Las Vegas. J’ai gagné quelque chose comme 97 000 $. C’en fut une bonne. »

Quiconque peut acheter un logiciel d’handicappeur. « C’est la façon dont vous l’interprétez, et j’ai simplement trouvé la façon dont j’aimais l’utiliser, d’autres trouvant des manières différentes » fait remarquer Arsenault, qui apporte ses propres sensibilités analytiques au programme commercialement disponible maintenant appelé « Black Magic. » Il m’a aidé, mais pas à 100 %. Je ne l’utilise pas à 100 %. Je me sers de ma tête; je me réfère au formulaire de course. J’ai mes angles; j’ai tout plein de matériel à regarder. Je regarde Black Magic, mais la décision ultime me revient. »

L’ancien parieur sur courses attelées dit que son titre en NHC 2016 repose plus sur la stratégie que sur la chance ou sur Black Magic. « En fait, lors de ma première journée, je n’ai pas très bien fait. Je me classais au 313e rang après la première journée, j’étais donc en arrière de moitié. » Le joueur dédié aux ‘longshot’ a refusé de modifier sa façon de faire. « Pour commencer, je ne joue pas les bonnes offres, donc mes gagnants doivent être des ‘longshots’, habituellement à 10/1 ou plus hauts. Je ne joue pas les 5/1 ou moins, disons-le comme cela. Je jouerai sur un 6/1, 7/1, mais très rarement jouerais-je un 5/1, à moins que ce soit obligatoire (de gager sur une course lors d’un concours) et que j’aime vraiment le cheval. »

Au deuxième jour, quatre choix de ‘longshot’ à deux chiffres, procurèrent à Arsenault, les gains dont il avait besoin pour mettre de la distance entre lui et le meilleur de l’entrée 654, 529e joueur du tournoi. (Certains joueurs avaient le maximum de deux entrées. Arsenault en avait une, qu’il avait gagnée grâce à un résultat de quatrième place en qualification au NHC à Del Mar.) Son fonds final de 407,70 $, gagné grâce à 53 mises hypothétiques de 2 $ en gagnant/placé durant trois jours, lui ont valu le championnat.

« C’est la raison pour laquelle j’ai joué durant toute ma vie : pour gagner cela. C’était incroyable. »

Tout en parlant, Arsenault se prépare pour une autre journée à miser sur les poneys au Gulfstream, mais il savoure encore sa grande victoire de janvier. Son approche régulière des courses a été justifiée dans le NHC quand il a sélectionné avec succès le gagnant du Gulfstream d’une telle grande valeur, que cela dépassait le maximum admissible au concours pour un seul billet, soit 64 $ pour une mise de 2 $. « Je fais la même chose pour mes mises quotidiennes. Le samedi fut le jour où j’ai obtenu le cheval à 100 dollars (Proctor’s Ledge). C’est ce qui m’a permis d’y aller – ce qui m’a permis de démarrer. »

Le joueur de Thornhill est franc quand il reconnaît que sa philosophie à haut risque, à haut rendement, ne convient pas à tout le monde. « Il faut accepter la possibilité de perdre, quand on mise sur les chevaux. Si vous en êtes incapable, mieux vaudrait ne pas miser sur les chevaux, » conseille-t-il. À ses dires, Arsenault n’a jamais été un parieur particulièrement chanceux en ces temps-là. Il est difficile de deviner si le niveau de travail qu’il investit dans le handicapping des programmes et tournois de thoroughbred lui rapporterait autant de dividendes dans son sport original. Il n’est nullement intéressé à le savoir.

Avec quelle diligence Arsenault suit-il sa nouvelle passion pour les thoroughbred? « À tous les jours! » dit-il en riant. « J’y viens quatre fois par semaine. Voilà ce que je me dis – je suis à Fort Lauderdale. Je réside à une demi-heure de la piste. À chaque jour, je me lève et je télécharge Gulfstream, puis je vais à Starbucks ou Panera Bread où j’y passe deux ou trois heures à analyser le programme. Puis, me voilà prêt pour la journée. » Il n’est catégoriquement pas le genre de personne à acheter un programme une demi-heure avant que les participants à la première course se présentent à la barrière de départ. « Tout à fait. C’est toute ma philosophie: la préparation, c’est la clé du succès. »

C’est un important enseignement pour les parieurs de courses sous harnais.

« Comme on dit, vous ne pouvez tout simplement pas arriver et ouvrir le formulaire, » conseille Arsenault. « J’ai des amis qui pensent qu’ils le peuvent. Ils ne réussissent pas bien. De temps à autre, ils sont chanceux, mais il vous faut être préparé. Ce formulaire de course semble si petit, mais il contient tellement de renseignements que vous devez analyser une course. Au cours des ans, j’ai rencontré plusieurs grands handicappeurs et ils consacrent probablement beaucoup plus de temps que j’en passe à handicapper, à me préparer. »

Une partie de la préparation consiste à isoler les courses convenant le mieux à son style de jeu. Que regarde le gagnant du NHC quand il fait ses choix? « Bien, je ne suis pas un grand entraîneur, mais je suis un gars avec un angle de vue très large. » L’angle favori d’Arsenault c’est « plusieurs : « Quelque chose de nouveau.» Un de mes amis, Bill Sherman, m’a dit il y a quelques années : ‘Tu trouves quelque chose de nouveau, un cheval pourrait aimer cela.’ » De l’amélioration de la condition physique ou même d’une inversion abrupte, peuvent découler des changements d’équipement , d’un nouveau jockey ou conducteur, ou, dans le cas des thoroughbred, de courir sur la terre ou sur gazon synthétique, ou vice-versa.

Une autre technique qui est malavisée pour ceux ne voulant pas attendre trop longtemps entre les billets encaissables. « Moi, j’aime les chevaux qui avancent; je ne suis pas un grand amateur de chevaux qui reculent, » fait remarquer Arsenault, adversaire nettement opposé au non-risque. « Si l’entraîneur est en confiance, c’est qu’il a trouvé quelque chose depuis la dernière course et il est maintenant décidé le hausser… J’en ai eu un exemple il y a quelques semaines ici, à Gulstream. Un cheval a été réclamé pour la somme de 25 000 $. C’était un cheval novice, et l’entraîneur l’a travaillé à vitesse réduite pour le remonter à la classe avec allocation de poids pour chevaux n’ayant jamais gagné (soit une classe plus haute qu’une course pour novice). Il est parti favori à 20 ou 25/1, peut-être même plus haut, et il a gagné pour le plaisir. »

En plus des tournois à base de pari hypothétique comme le NHC, Arsenault participe à plusieurs tournois à l’argent. Ces événements réunissent des joueurs sérieux dans une atmosphère ultra-compétitive qu’il appelle « l’avenir des tournois. « Ce ne sont pas des compétitions pour les cardiaques ou les moins nantis, des compétitions telles que l’Ultimate Betting Challenge au Gulfstream Park attirent des joueurs du calibre d’Arsenault.

« C’est une adhésion à 4 500 $ dont 1 500 $ vont à la cagnotte des primes, » explique-t-il, payées en dollars américains. « Les fonds disponibles sont de 3 000 $, ce qui vous donne 3 000 $ pour commencer. Ils utilisent deux pistes, Santa Anita et Gulfstream. Il faut parier au minimum trois courses à chaque piste, à 200 $ la course, mais après cela, vous devez vous qualifier pour les prix et l’argent des prix. À la fin de la journée, vous devez avoir parié 3 000 $. »

Les mises gagnant/placé/classé, exacta et trifecta, sont toutes des mises équitables, mais aucun pari multiple n’est permis, et généralement , les superfecta non plus.

Arsenault est un partisan du potentiel des tournois d’argent. Il les voit comme une meilleure façon d’agrandir le cercle des gens intéressés au handicap et à la gageure plutôt que les approches citées généralement comme la réduction des sommes à emporter. « L’argent liquide est l’avenir parce qu’il remet plus de roulement aux pistes. Disons qu’il y a une centaine de joueurs pariant cette semaine : ils avancent 4 500 $, mais les 3 000 $ par parieur ou 300 000 $ au total, sortent par la fenêtre. Faites le calcul! Pour la piste, leurs prélèvements sont ridicules. Les Trifecta rapportent 25%! Ils retiennent 0,25 $ par dollar gagé, alors on comprend qu’ils veuillent s’engager sur cette route. »

La plupart du temps il joue un tournoi à l’argent dans lequel plus de 100 personnes se sont inscrites, « Oh oui! Voyez la Breeders Cup – 400 personnes à des frais d’inscription de 10 000 $! de s’exclamer le handicappeur canadien, l’un d’une poignée de joueurs non américains qui suivent le circuit. « Keeneland en tient un en avril auquel je participe depuis ses débuts il y a dix ans ou plus. Une inscription à 3 000 $, avec des fonds de 2 000 $, il y avait une trentaine de gars à l’époque. Ils nous plaçaient au Keeneland Executive Turf Club; c’était fascinant. Il fallait porter veston et cravate, et c’est encore ainsi. » L’événement du Keeneland est devenu si populaire, que 135 personnes s’y sont inscrites pour l’édition 2017 à la première occasion, ajoute-t-il; au cours des dernières années, le nombre d’inscriptions a forcé les organisateurs à le relocaliser dans la salle à manger surplombant la piste.

Étonnament, l’Eclipse Handicapper of the Year dit que les compétitions à l’argent lui conviennent mieux que ceux de ‘2-2’ (2 $ gagnant, 2 $ placé, d’argent virtuel) tels que tenus au NHC. « Avec l’argent liquide, c’est votre argent. La façon dont vous jouez quotidiennement est la façon dont vous pariez, » clarifie-t-il. « Ça pourrait changer le montant d’argent que vous joueriez habituellement par jour aux courses. Il vous faut parier certains minima : comme cette fin de semaine au Gulfstream, vous devez miser 200 $ sur une course, six fois. Alors, certaines personnes ne jouent généralement pas ces 200 $ par course – je ne joue pas 200 $ par course – mais c’est excitant! Pour la Breeders Cup, ils vous font parier 900 $ quand vous devez miser sur une course! C’est à vous glacer le sang! »

Ray est arrivé au Gulfstream. Il sort de voiture et sa voix est occasionnellement emportée par le vent en cette journée de mars, mais les bourrasques n’ont vraiment aucune chance de gagner – Arsenault est habitué à l’art de crier pour ramener son cheval à la maison. « Vous voulez crier! » dit-il en riant. « C’est la raison pour laquelle vous jouez dans ces tournois : alors vous pouvez encourager votre cheval! Et vous savez quoi, je le fais. Hier, je me suis qualifié pour l’Orleans, comme nous en avons déjà parlé. Mon copain et moi avions chacun la cote 23/1 qui nous a menés jusque là, et nous avons mené ce cheval tout le long du parcours jusqu’au dernier droit! C’est la partie amusante de cela! Voir tout ce monde s’impliquer dans la course. Où d’autre pouvez- vous vous procurer une telle excitation? » Arsenault a même, en plaisantant, grondé un homme qui s’était excusé auprès de lui la journée précédente à la piste de Floride. « Il me dit ‘désolé d’avoir été aussi bruyant’. Que voulez-vous dire par ‘excusez-moi’? C’est la raison de votre présence ici! »

Quand il n’est pas sur le circuit des tournois, le célèbre parieur est un régulier de Woodbine. « Nous sommes environ une demi douzaine qui allons aux concours à Woodbine; ils en tiennent trois ou quatre par année maintenant,» continue-t-il.

« Nous nous assoyons ensemble. J’ai rencontré bien des gens de Woodbine au cours des années. » En route vers Saratoga, Del Mar et Keeneland, Arsenault dit rencontrer une poignée de Canadiens. « Présentrement, je suis partenaire d’un coupe de Canadiens, » ajoute-t-il. « Ce sont de bons handicapeurs, de Woodbine – Allan Schaffer et Lorne Weiss. Allan vient de finir 40-et quelque chose et encaissé au NHC. Il a touché l’argent! »

Arsenault dit qu’il ne sera pas de retour à Thornhill avant la fin d’avril. Son épouse, Shirley, approuve son horaire de tournois et il est à la poursuite d’un autre titre àLas Vegas. « La série ‘The Horse Players World Series’, un événement de trois jours qui commence le jeudi 30 mars pour se dérouler le vendredi et samedi, » explique-t-il comme son enthousiasme se construit. « Ils offrent huit pistes sur lesquelles jouer : jeudi, peut-être 7 pistes; vendredi et samedi, il y aura différentes pistes de thoroughbred parmi lesquelles on pourra choisir. » Ouvert aux inscriptions monétaires illimitées, l’événement comporte une bourse de plus d’un million de dollars cette année. « Durant trois jours, vous jouez 15 mises chaque jour. Pas d’obligatoires – ce que vous voulez jouer, vous le jouez, en gagné/placé. Similaire au NHC, mais le NHC a des obligatoires, où nous pouvons jouer huit obligatoires et dix de notre choix. À Orleans, ce sont seulement 15 joutes par jour où vous pouvez sélectionner ce que vous aimez. »

Le joueur de ‘longshots’ concède que sa méthode requiert un peu de chance pour réussir. « J’y suis allé à plusieurs reprises, et je n’ai rien gagné. Deux pages de zéros; trois jours de zéros. Je pratique cela depuis 20 ans; je suis allé au Horse Players World Series à chaque année depuis leurs tout débuts. » Le pur plaisir fait que lui et d’autres Canadiens y retournent. Aujourd’hui, Arsenault dit que le NHC, la victoire en tournoi de 800 000 $, l’ont fait se retrouver dans le magazine Rolling Stone, ce qui peut contribuer à reformuler la perception du public vis-à-vis les courses et les paris, pour inclure ce côté inadéquatement-décrit : l’émotion intense du jeu en tournoi, partagée avec des amis aux esprits similaires, sur des pistes somptueuses ou des environnements de casino.

« C’est ce que doit faire le NHC, et je vais le faire avec eux cette année: promouvoir la venue de nouveaux joueurs dans le sport, » de revéler Arsenault.

« Leur dire ‘Où pouvez-vous gagner 800 000 $?’ » C’est là où les tournois ont un avantage sur le pari mutuel régulier : « Vous ne pouvez pas gagner 800 000 $ en une journée à la piste à moins que vous sélectionniez le Pick 6 par vous-même. C’est impossible, mais pour un petit investissement, vous savez, vous pouvez aller en ligne et joindre le NHC pour 160 $ et gagner 800 000 $. Vous pouvez être chanceux et remporter 30 000 $ ou 40 000 $, mais vous ne pouvez pas gagner ce montant dans les six chiffres. Cinq hommes au NHC ont gagné 100 000 $ et plus. »

Les participants aux tournois n’abandonnent généralement pas leurs activités de gageurs réguliers non plus, observe-t-il. « Une grande majorité des gens – je ne peux pas dire tout le monde – participant aux concours, parient encore. »

Il n’a pas besoin de motifs supplémentaires. « Moi, je vais au Gulfstream quatre jours par semaine, et si je ne suis pas sur place, je joue de la maison. Juste pour le plaisir de jouer, car j’aime jouer! »

Ray Arsenault, un ancien propriétaire de chevaux de course sous harnais, champion en titre du NHC, n’est plus intéressé aux courses sous harnais. Pour lui, ses jours en standardbred sont terminés, ses jours maintenant sont dédiés aux coureurs. Peut-être qu’une invitation au Championnat mondial d’handicappeur serait de mise? L’édition 2017 est prévue pour le 29 avril à The Meadowlands.


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