view counter
 
view counter
 
 

<< Le meilleur deux ans que j'ai mené était...>>

Two-Year-Olds

Dans ce numéro, nous invitons les entraîneurs à nous parler de leur prochaine récolte de deux ans, mais cette année,

TROT a aussi demandé à plusieurs de ses meneurs de pointe, de faire un retour en arrière et de nous dévoiler le nom du meilleur deux ans derrière lequel il se soit assis. Nous leur avons aussi demandé s’ils se souvenaient du moment où ils avaient réalisé qu’ils étaient derrière un animal spécial. Voici ce que nous avons appris : Compilation: Dan Fisher // Traduction Louise Rioux

Bob McClure: FORBIDDEN TRADE. Je dis qu’il est le meilleur parce que non seulement son habileté et sa maturité lui sont venues très rapidement, mais à cause de son habileté à demeurer en santé durant une saison entière. C’est lors de son premier départ qu’il s’est démarqué et fait tourner de nombreuses têtes. Il avait été malade avant le premier (OSS) Gold, alors Luc ne pouvait compter que sur une seule qualification pour lui. Il était bien en dehors de sa position (dans cette course) et a couru vers la maison en : 28, dans la boue, et il a gagné par une tête.

Doug McNair: I J’essaie de ne pas trop m’enfler la tête quand il s’agit des deux ans trop tôt dans l’année, mais une année, j’étais à la ferme de mon père en Floride, en entraînement de quelques-uns au printemps. Lorsque je suis sorti avec PRECOCIOUS BEAUTY pour la première fois, il me dit de partir puis de l’amener en avant à la demie. Il voulait que je sois à la demie, en 1:15 et 1/8ième en 15 secondes dans le jogger mais je n’étais qu’aux trois huitièmes à 3/8s en une minute – nous étions un peu derrière. Je ne l’ai pas pressée mais je n’ai fait que la retirer et laisser ambler, et elle était rendue là en un éclair. Nous étions à la demie en :15 – un 1/8ième en 15 secondes dans le joggeur et elle l’a couru tellement facilement. Son allure était parfaite. Nous sommes sortis et mon père me demanda comment je l’avais aimée. Je n’ai pu que lui répondre que par un ‘Wow’. Dès ce moment, j’étais impatient de voir arriver l’été. Elle a établi un record mondial à Lexington cette année-là (1:50.1), engrangé un demi-million de dollars, et n’a échappé les deux premières places qu’à une reprise… lors de la finale de la Breeders Crown quand nous sommes sortis loin à l’extérieur à Pocono.

Doug Brown: La meilleure deux ans derrière laquelle je me sois assis est TOWN PRO. Stew Firlotte avait été élogieux à propos d’elle tout l’hiver et la première fois que j’y suis allé et l’ai entraînée, j’ai compris pourquoi. Mais l’année où HISTORIC a eu deux ans, je suis allé chez Ben White en mars et j’en ai entraîné cinq ou six. Après chacun, je disais ‘Dieu, que c’est un beau poulain’… puis je suis parti avec Historic. Il avait trotté et couru, et il était tellement petit… mais il avait une grande allure. Quand il a atteint les hopples au dernier quart – wow! Quand je suis revenu, je leur ai dit qu’il était le meilleur et ils ont tous ri, mais la suite est ‘histoire’.

David Miller: J’ai eu la chance de qualifier de nombreux bons deux-ans au cours des ans, et on ne sait jamais jusqu’à quel point ils sont bons avant de les solliciter en course, mais aussitôt que vous m’avez posé cette question, j’ai tout de suite pensé à BROADWAY DONNA. La première fois qu’elle a couru en course de bébé, c’était à Harrah’s Chester, une piste non reconnue comme rapide. Je l’ai partie en troisième et nous n’étions qu’à quelques longueurs de la demie en quelque 1:02. Je l’ai sortie, et je vous le jure, elle volait. Elle a immédiatement ouvert et trottait tellement vite lorsque nous sommes entrés dans le dernier tournant. Je ne croyais pas qu’elle pourrait y demeurer. Elle l’a fait, et elle se frayait encore réellement la voie vers le fil d’arrivée. Elle a couru la demie-arrière en :56 et des miettes ou 57, et a poursuivi pour gagner de nombreuses courses/stakes de suite. Dieu, qu’elle était rapide.

John Campbell: Je dois dire que le meilleur ambleur de deux-ans que j’ai mené fut ARTSPLACE. Je savais qu’il était bon bien avant de le mener… Jeff Fout l’avait formé et peut-être fait courir aux environs de Scioto. Le soir où j’ai réalisé qu’il était très bon, fut à la finale Metro à Mohawk. C’était par une soirée plutôt assez fraîche mais il a quand même gagné en :53 et des miettes… et il l’a fait tellement facilement. Pour ce qui est des trotteurs, je dois dire que MACK LOBELL (Bill) O’Donnell l’a dépassé lors de la finale de Peter Haughton et Chuckie (Sylvestre) venait de me dire d’être prudent près de lui durant le parcours… il avait le talent mais son esprit dérivait et il pouvait partir à courir à tout moment. C’est ce qui est arrivé ce soir-là… Je devais le garder ensemble dans le droit et nous avons terminé deuxième derrière Ditka Hanover. Puis, un jour, nous l’avons fait courir des épreuves au Delaware (Ohio), et pour quelque raison, ce fut comme si un commutateur s’état éteint. Soudainement, il est tout simplement devenu un vrai professionnel, baissant la tête et faisant son travail. Ce jour-là, j’ai réalisé qu’il était entier et qu’il se prouverait être un grand. Il a poursuivi et établi un record mondial à Lexington avant de gagner la Breeders Crown.

Chris Christoforou: FACILE! Non seulement le plus rapide derrière lequel je me suis assis mais, à mon avis, le plus rapide deux-ans de tous les temps! HES WATCHING. Je l’ai mené bébé avec un temps de 1:56.4, le dernier quart en :26.1 et je lui ai coupé l’air Il a poursuivi toujours sans défaites, lors du NYSS cette année-là, essentiellement sur des pistes d’un demi-mille… lesquelles n’étaient pas ses meilleures. Il a gagné en 1 :50 pile à Vernon et Tioga. S’il avait couru à Lexington et s’en être bien sorti? Peut-être en 1:48? Peut-être plus vite. Il était bâti pour aller très vite et je pense qu’il était bon à deux ans, si non mieux, qu’il ne l’était à trois ans.

Louis Philippe Roy: ALICORN. À mon avis, lorsque vous vous assoyez derrière un deux-ans, il vous faut juste un bon quart de mille pour savoir lequel a tout le potentiel pour être bon ou non, mais vous ne saurez pas qui sera excellent jusqu’à ce que vous le poussiez à ses limites et voyiez lesquels continuent de lutter même quand ils sont quelque peu fatigués. Alicorn a démontré qu’elle allait être bonne dès la première fois que je l’ai qualifiée, mais lors de son troisième départ à vie, en OSS Gold alors qu’ils ont frappé les trois quarts en 1:23.1… elle a gagné en 1:51, elle m’a démontré qu’elle allait être très bonne.

Randy Waples: Il y en a tellement eu... que je ne pouvais pas séparer REAL DESIRE de MACH THREE de DREAMFAIR VOGEL de CONTROL THE MOMENT… ils seraient les meilleurs. De l’intelligence… c’est ce dont ils ont besoin. S’ils sont intelligents et habiles, ce sont les meilleurs.

Steve Condren: Il y en a eu plusieurs, mais une qui me vient tout de suite à l’esprit, et que les gens n’associent pas à moi, est PEACEFUL WAY. Je l’ai qualifiée lorsqu’elle avait deux ans et je crois que Cal Stiller envisageait de l’acheter à ce moment-là. Elle a facilement gagné la qualification et je me souviens lui avoir dit de dépenser ce qu’il avait, pour l’acheter. Un autre était LIVE OR DIE… Je l’ai mené lors de son premier départ – à Woodbine je crois. Nous étions loin et à la moitié en environ une minute… il est revenu à la demie en :55.4 et à la ligne de départ en :26 et a changé, et il l’a fait facilement. Je n’ai jamais oublié cela… J’ai gagné la Governor’s Cup avec lui plus tard à Garden State. Un plus récent fut BETTING LINE. Je menais pour Casie le matin en Floride cet hiver-là et quoique avec la plupart vous ne savez pas réellement jusqu’au moment où ils s’approchent des courses, il y avait quelque chose à son sujet qui a attiré mon attention alors que nous n’étions que dans les 2 :30 ou quelque. Je l’aimais réellement, tout simplement et il ne m’a jamais laissé tomber. Il était vrai.

Trevor Henry: Dès le moment où il a marché sur la piste à deux ans, DESPERATE MAN s’est révélé un vrai professionnel. Il est tellement relaxe en piste… il n’y a aucune perte d’énergie. La première fois que je l’ai entraîné il est revenu dans son dernier quart de mille en :26 et des poussières, et j’ai su dès lors, qu’il serait spécial.

Yannick Gingras: C’est vraiment difficile d’en choisir un quand tellement d’autres se démarquent aussi du reste. La première fois que je me suis assis derrière TALL DARK STRANGER j’ai tout de suite su qu’il était spécial. Je connaissais déjà son pedigree et ses allures, mais j’ai su qu’il possédait tout le bagage nécessaire lorsque je l’ai mené dans l’amble à The Meadowlands, dans une course de bébés, et qu’il les a encerclés et a facilement gagné… il est revenu en mi-arrière en :54 et des poussières, à la ligne de départ en :26 secondes et je ne l’ai même jamais sollicité. FATHER PATRICK en était un autre… Je ne l’ai jamais entraîné avant sa première course de bébés mais il est revenu en :27 secondes assez facilement ce matin-là, pour être ensuite battu une fois « par une tête » dans toute l’année. Mais si réellement j’avais eu à en choisir un seul qui se démarquait du groupe, ç’aurait été MISSION BRIEF. Je me suis d’abord assise derrière elle en course de bébés à Gaitway Farm et elle a cassé. Après que je l’aie ramené au trot, elle a couru un demi-tour incroyable. Elle a gagné sa qualification suivante par beaucoup et le reste de l’année, elle ressemblait à une grande personne courant contre de petites filles. La seule fois qu’elles l’on battue cette année-là, fut quand elle n’est pas restée à plat.

Paul MacDonell: Définitivement, SOMEBEACHSOMEWHERE. Il est venu en Ontario tout de suite après deux qualifications à Truro et il se préparait pour The Battle Of Waterloo. Brent MacGrath demanda si j’allais à Mohawk tôt un matin et faire son dernier voyage d’entraînement. Je me souviens l’avoir joggé aux environs et avoir été impressionné par sa taille et sa force… enchaînant ensuite avec un mille d’entraînement en 1:57 et une dernière moitié en :55 secondes… sans absolument aucun problème. ‘On connaît la suite.’

Mike Stafic: La meilleure deux-ans derrière laquelle je me sois assis était la pouliche Camluck - LUCK OF MICHELLE. J’ai su qu’elle avait été spéciale lors de son premier départ à vie à Flamboro Downs, lors du Flamboro Breeders Stakes, lorsqu’elle s’est enfuie de moi vers la moitié en :55.3 secondes parce que son entraîneur, John Pentland, lui a installé une bride aveugle et enlevé sa capuche. Nous avons égalé le Record du Monde d’une pouliche ambleuse de deux ans et demi (1:53 :3)

Scott Zeron: Le mien serait ARTSPEAK. Il était très bon ayant gagné son premier départ à vie hors du rythme lors d’un événement NJSS. La semaine suivante c’est lors de la finale que j’ai réalisé qu’il allait être un joueur majeur. Je l’ai encore retiré de l’amble et avons terminé en première place, mais il est rentré à la maison en :26.1 et a facilement gagné.

Bill O’Donnell: Dans mon cas, NIHILATOR me vient à l’esprit à titre de meilleur deux-ans que j’aie jamais eu l’honneur de mener. Ma première promenade derrière lui m’est venue lors du Woodrow Wilson, qu’il a gagné. Il a établi un record mondial ce soir-là, mais je n’en n’étais surpris… quand Bill Haughton me dit Nihilator était le meilleur cheval qu’il avait entraîné, cela me suffisait. J’ai remarqué que quelques-uns des meilleurs poulains à l’entraînement ne sont pas toujours les meilleurs, et certains parmi les plus mauvais à l’entraînement se révèlent les meilleurs chevaux de course. C’est pourquoi faire courser les chevaux n’est pas une science exacte.

Trevor Ritchie: Le meilleur qui est demeuré de ma conduite serait BANKER HALL. La première fois que je l’ai mené c’était à Champlain, à l’automne. Il était favori à environ 200/1 & Harald (Lunde) me faisait sa présentation de pré-course pour m’indiquer comme il était bon, (certainement je me faisais rouler les yeux). Il a gagné et illumina le tableau et termina l’année en gagnant la Breeders Crown. Probablement que le meilleur deux-ans que j’ai mené fut GLIDEMASTER. Je ne l’avais jamais mené auparavant mais il n’a fait que jogger la première fois. C’est certain que j’ai perdu cette conduite après Lexington quand il s’est sauvé de moi devant le monde entier des courses sous harnais – (rires). Il a poursuivi en gagnant la triple couronne à trois ans, comme vous le savez, mais j’ai obtenu un autre grand quand Mark Stacey me plaça sur Majestic Son… qui a défait Glidemaster à peu près à toutes les fois qu’ils se rencontraient.

Phil Hudon: J’ai obtenu la conduite de BIG JIM après son premier départ… Jim Carr dit qu’il serait un bon cheval à conduire. J’ai su après le premier départ…qu’il en serait un. J’ai su dès la première fois que je l’ai mené (deuxième dans le Dream Market) que Jim avait raison. Il avait le sentiment qu’il avait tout ce qu’il fallait pour être un grand cheval… il était un paresseux avec une grande attitude et quand vous lui demandiez d’y aller, il y allait. Je lui ai aussi enseigné quelque chose une fois, laquelle s’est révélée en être une bonne, quand Jimmy Hill m’a demandé d’y aller avec une pour ‘The Godfather’, Bill Robinson. Randy Waples était occupé ou autre, alors j’y suis allé et suis entré et simplement dit « %$# ». C’était MACH THREE… ouais.| Je n’ai pas conservé cette conduite (rires) mais cette leçon, cette fois-ci, en fut une bien bonne.

Tim Tetrick: La première fois que je me suis assis derrière CAPTAINTREACHEROUS, c’était lors d’une course de bébés… nous ne sommes pas allés si vite (1:55.4) mais je savais qu’il était spécial et j’étais très enthousiaste. Je suis resté assez tranquille et me disais qu’il était beau, mais je ne voulais pas trop en dire si tôt. La drôle d’histoire accompagnant cela est que je le qualifiais encore quelques semaines plus tard et il était le seul que j’avais ce matin-là… Je pense qu’il était dans la dernière qualification. J’avais travaillé du double emploi à plusieurs pistes et j’étais réellement fatigué. Je suis resté à un hôtel juste en face de The Meadowlands, et j’ai dormi trop longtemps. Je me suis réveillé en panique… Je me suis habillé tellement vite que j’ai oublié de mettre mes verres de contact. J’ai appelé le juge de paddock et l’ai supplié de ne pas laisser se dérouler la qualification sans moi (rires). J’ai promis que je serais là dans cinq minutes. J’ai volé, sauté dans mes vêtements et pris mon casque de sécurité… Je n’avais même pas de gants. J’ai couru et sauté derrière lui et suis sorti, réalisant que j’avais peine à voir. Derrière la barrière, je pense qu’il y avait peut-être Dave (Miller) d’un côté et Brian Sears de l’autre, et je leur ai seulement dit de me crier après si je m’approchais trop d’eux parce que je ne pouvais pas voir. Il a encore joggé ce matin-là, et je pense que le reste est de l’histoire ancienne.

Cet article a été publié dans le numéro de mai de TROT Magazine.
Abonnez-vous à TROT aujourd'hui en cliquant sur la bannière ci-dessous.


view counter
 
 
 

© 2021 Standardbred Canada. All rights reserved. Use of this site signifies your agreement and compliance with the legal disclaimer and privacy policy.

Firefox 3 Best with IE 7 Built with Drupal