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Un retour triomphal

Trot Feature: Ottawa Rideau Canal

Quarante années après le début de la magie des courses sur glace sur le Canal Rideau à Ottawa, Bill Galvin a entrepris de répéter ce qu’il avait pu faire à la fin des années 1970, soit ramener cette tradition depuis longtemps perdue.

Bien que Galvin ait rencontré des obstacles en 2018, cela n’a pas freiné ses efforts pour promouvoir les courses sous harnais à l’un des endroits des plus iconiques du Canada. Par Melissa Keith // TRADUCTION LOUISE RIOUX

Bill Galvin n’est pas de ceux à n’organiser qu’une seule activité promotionnelle sur glace. Il y a eu deux exceptions au cours de la carrière du Communicateur du Temple de la renommée canadien des courses de chevaux : il y a 40 ans, quand il a dirigé les efforts déployés pour organiser des courses de trotteurs sur le Canal Rideau à Ottawa, en faisant un point d’intérêt du Bal de Neige inaugural; et en février 2018, le sport a effectué un retour inhabituel dans la Capitale Nationale.

En 1978, Galvin, alors responsable des promotions et de la publicité à la Canadian Trotting Association (précurseur de Standardbred Canada), se rendit à Ottawa pour une rencontre d’affaires avec la National Association of Canadian Racetracks.

« Un type du nom de Dave Gorman – de la famille Gorman ayant déjà été propriétaire de Connaught Park Raceway à Gatineau, au Québec, qui plus tard est devenu l’Hippodrome d’Aylmer – m’envoya un mot disant ‘n’oublie pas d’apporter tes patins, Bill, » se rappelle Galvin. « Je suis un patineur et je viens de la région. Alors je patine sur le canal, et la glace est tout aussi belle que celle d’une patinoire, tu sais? » Je regarde tout autour et je vois les bancs de neige du canal sur la ligne droite, et je me dis, « ‘Ne serait-ce pas un bel endroit pour y présenter des courses sur la glace?’ Je connaissais l’histoire des courses sur la rivière Ottawa, derrière le Parlement, et ils avaient construit une grande tribune pouvant contenir quelque 5 000 personnes, toute naturelle. »

Un important promoteur de courses sous harnais à l’époque comme maintenant, Galvin approcha la Commission de la Capitale Nationale dans le but de raviver la tradition sur la parfaite surface de glace. Sa demande correspondait à la planification préliminaire d’un nouveau programme appelé Bal de neige. En l’espace d’un mois, la requête de Galvin de réintroduire les courses sur glace était approuvée. « J’avais préparé tout le projet avant que quiconque n’en sache rien, » admet-il dans un sourire.

Après la mise en place des éléments pratiques pour le trot sur le canal, Galvin passa à l’action pour capter l’imaginaire du public. « Faire de la publicité pour les courses sous harnais, ce n’est pas écrire un rapport sur les courses, quand les chevaux ont fini premiers, deuxièmes, troisièmes et ainsi de suite, » dit-il en riant.

Alors président de la North American Harness Racing Publicists Association, il a au préalable partagé les détails de l’événement avec des amis et collègues, s’assurant d’une forte présence des médias, et a découvert qu’ils étaient plus réceptifs au fait de couvrir l’événement. « Je me suis présenté à CBC, et l’idée leur a plu – étant tellement inhabituelle. Et il y avait une émission de sports américaine d’une heure présentée habituellement le samedi, ils ont découvert l’événement et l’ont aussi présenté. » Le magazine Sports Illustrated a inclus un article sur les courses sur glace du Bal de Neige.

Il a découvert que l’Ontario Department of Tourism avait récupéré l’événement des courses sur glace comme thème pour attirer l’attention sur la première édition du festival d’hiver, remontant maintenant à il y a 40 ans. « Il y eut de la publicité dans le Chicago Tribune, le New York Times, à Détroit, et je crois, dans un journal de Philadelphie, tous faisant la promotion du Bal de Neige. C’était gros – et attirait des chevaux sous harnais. »

Galvin prit toutes les mesures pour que l’événement reçoive une couverture en direct sur la chaîne de télévision nationale ainsi qu’à la radio, et s’est assuré que le moindre petit mais important détail ne soit négligé, à partir des tuques aux rafraîchissements pour les participants. « Un de mes bons amis, Kenny Middleton Sr , et son épouse, ont fini par faire des sandwichs pour les conducteurs qui sont venus. »

Jadis un passe-temps courant au Canada, l’ère des courses sur glace est révolue. Le changement climatique, jumelé aux préoccupations contemporaines de sécurité et responsabilité, ont probablement freiné les plans de ramener le trot sur le Canal Rideau, bien que Galvin dit n’avoir jamais entendu de motif officiel quant à l’interdiction de courses sur glace après 1980. « J’ai dit que j’aimerais ramener les courses sur glace en 2018. Le personnel d’Héritage Canada a dit qu’ils n’autorisaient plus de chevaux sur la glace, » d’expliquer Galvin. « Il n’y aura plus jamais de courses de chevaux là, alors nous avons porté notre choix sur les sculptures de glace, et j’ai dit que ce serait super. »

Après que lui et son ami le Dr Roly Armitage eurent obtenu l’approbation formelle pour la tenue d’une exposition de sculptures sur glace, grosseur nature, de chevaux de course et de conducteurs, Julie Descôteaux, d’Héritage Canada a dirigé l’équipe qui était responsable de sa création et de sa disposition dans le Parc de la Confédération. Les sculpteurs sur glace Alexei Andreev et Igor Stepanov, de Yakutsk, de la République de Sakah en Sibérie (Russie), créèrent les détails de l’événement à partir du cheval, du conducteur et du sulky, sur des glaces cristallines qui fut intitulé « Trotting on the Canal : An iconic Winterlude Moment Frozen in Ice (Trot sur le Canal : un Bal de neige iconique sur glace). Comme le souligne Galvin, les artistes Sibériens traditionnels en provenance de la deuxième ville la plus froide du globe, ont été sélectionnés pour leur talent en sculpture d’animaux d’apparence réaliste, sur la glace, des os, du bois et de la pierre.

Lors de notre visite au Parc de la Confédération en compagnie de Galvin, quelques jours après l’ouverture du Bal de neige 2018, nul ne peut faire autrement que de remarquer à quel point la sculpture sur glace attire les admirateurs. Des caméras et ‘selfies’ sont presque en permanence en action à l’extérieur de l’exposition, qui comprend les panneaux d’interprétation sur l’histoire locale des courses sur glace. Un enfant se distance de ses amis et se tient à côté du cheval, en le montrant du doigt, sans mots, durant un long moment. C’est impossible de ne pas apprécier ce qui a été accompli.

« J’essaie de me rappeler quand fut la dernière fois, où les courses sous harnais ont amené le gouvernement fédéral à faire de la publicité pour les courses de chevaux. Ce n’est pas arrivé, » dit Galvin. « Ils ont dépensé beaucoup d’argent. Il y avait Héritage Canada qui faisait aussi la promotion des courses de chevaux! Et CBC, tous les médias, étaient là pour l’ouverture le 3 février. Et ils ont tout organisé, pas moi. »

Des foules de 40 000 personnes, facilement, se tenaient sur les bords du Canal Rideau pour les courses de février 1979. Un jeune futur premier ministre y assistait avec son père, Pierre, ainsi que ses frères Michel et Alexandre, rencontrant des standardbred ainsi que des membres d’une autre famille bien connue, les Filion. Galvin dit que Justin Trudeau a été invité à visiter les sculptures de glace cette année, mais que le premier ministre ne l’avait pas encore fait officiellement au moment d’aller sous presse.

Les organisateurs du Bal de neige 2018 anticipent qu’une moyenne de 700 000 personnes auront profité des diverses expositions et activités du festival au moment de sa conclusion, le 19 février. Ceci, en plus de l’attention documentée des médias sociaux à l’effet que « Trotting on the Canal » a reçu 25 000 visites sur Facebook au 13 février; plus 16 000 pour une vidéo produite par les étudiants de l’Algonquin College, valident les efforts de Galvin et Armitage. Bien que le trot ne puisse pas revenir sur la glace à Ottawa, quand les sculptures fondront, l’eau s’en ira dans la Rivière Ottawa, là où les courses sur glace ont pris fin en 1898.

La sculpture ainsi que sa place de choix au Bal de Neige, signifient plus qu’une victoire symbolique pour Galvin. « Nous avons un ministère fédéral faisant cela pour les courses de chevaux, » fait-il remarquer avec satisfaction. « Je crois que c’est l’histoire derrière l’histoire. »


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